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Poème Le Repos du leader syndical

Peniculo

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#1
Le Repos du leader syndical

un leader syndical ayant manifesté
Et présidé la grève avec assiduité
Se trouva épuisé par un excès d’effort
Et son entêtement à nier tout accord.

On le trouva palot et manquant de globules
Son médecin lui dit vous n’êtes pas Hercule
Il vous faut du bon air allez à la campagne
L’oxygène y abonde la grève c’est le bagne!

C’est l’unique remède la faculté l’a dit
Et par covoiturage il partit un mardi
Les transports en commun suivant ses directives
Avaient une énergie amplement négative.

Chez un bon paysan éloigné de la ville
Ignorant le bordel des masses inciviles
Il trouva un refuge ou le coq chantait tôt
On n’avait pas encore syndiqué les oiseaux!

Le leader s’ennuya l’invective lui manque
Il ne peut plus râler au repos dans sa planque
Il dit au paysan matinal, besogneux,
N’auriez vous rien à faire pour m’occuper un peu.

On lui donna alors des patates à trier
Avec modération pour le désennuyer
Et puis l’après midi il sema du crottin
Sur un champ méritant un engrais des plus sains.

Le paysan s’en vint voir ce qu’il avait fait
Nulle patate triée il en fut stupéfait.
Mais du champ plein d’engrais l’ouvrage était fini
Avec exactitude dans le temps défini!

Diable! vous m’épatâtes rien n’a été trié
Le tubercule par vous ne sut être aiguillé
Alors que le crottin d’un labeur efficace
S’est trouvé en deux heures mis en sa juste place

Cher monsieur dont la terre salit un peu les mains
Proposer quelque chose m’ôterait du chemin
Où en critiquant tout je dore mon image
Être abonné au non est un bel avantage

Quant au crottin mon cher j’en ai grande aptitude
Savoir semer la merde est dans mes habitudes
Et je ne suis à l’aise que dans la puanteur
Où je trouve toujours bien des approbateurs.

Je retourne à la ville vous travaillez bien trop
Parler aux mécontent qui bloquent le métro
Haranguer tous ceux dont vous n’avez les salaires
Bien que vous nourrissiez les flots contestataires.

Moralité

Il faudra bien qu’un jour les vérités éclatent
Que tout soit étalé sur une table plate
Que les privilégiés d’avantages couverts
Ne viennent plus râler pour faire des faits divers

Car moi je vous le dit avec les paysan
Il faudrait une grève des sillons et des champs
Que vous creviez de faim et creusiez votre sol
Pour savoir qui travaille, qui mérite, et qui vole !


















 

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