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Exalté !
Exalté, écorché vif, j'écris que le soir
Arrachant des mottes de mots de la terre glaise
De ma verve, les mains trempent dans l'encre noire
Craignant la panne sèche, j'ai peur du malaise
J'ai pris la masse et burins, gouttes de sueur
Perlent de mon front, tombent sur le papier
Sculptant dans le marbre, l'écrit, à la lueur
De la Lune, comme un pur gratte-papier
Le texte prend forme, j'aperçois les traits
Du visage, le regard exprime l'effort
La force et l'ardeur de l'auteur, c'est dans l'attrait
Du beau, que l'artiste trouve le réconfort
Enfin l'œuvre apparaît dans toute sa splendeur
Illumine le lecteur d'un réel désir
Celui de lire, de ressentir la grandeur
Émotive du Poète, un pur plaisir
Je tiens ma tête entre mes mains
Elle va exploser et soudain le chaos
Le crâne s'ouvre comme un fruit mûr
Un puissant jet de pensées s'en échappe
La lave des mots coule et s'étale
Sur tout le corps et atteint le sol
C'est mon être qui se répand partout
Eclaboussant les murs tout autour
Je deviens une chose, un objet quelconque
Je me vide littéralement de toute substance
L'esprit se liquéfie, ce moi n'est plus
Je suis un autre et sans esprit
La plume est déposée sur un vieux parchemin
L'auteur s'est endormi, harassé par la nuit
La tête lourde repose entre les deux mains
Il écrit tous les soirs, au-delà de minuit
Et la flamme blafarde se meurt lentement
Soudain le noir remplace la faible clarté
Aucun son dans la chambrée, sauf les ronflements
De l'homme qui semble au réveil, déconcerté
Il se gratte la tête, non croit pas ses yeux
Où sont passés les mots, ceux écrits récemment
Il cherche dessous la table, s'en prend à Dieu
Quel malheur, l'alcool lui joue des tours par moment
Mes mains ! Mes pauvres mains ! Elles tremblent de peur
Ces doigts au bout des mains qui sont paralysés
Des morceaux de chair et d'os, atteints de stupeur
Et je n'arrive pas à les canaliser
Je ne comprends pas, j'ai mal à les voir ainsi
Prostrées et recroquevillées, mais qu'avez-vous ?
Vous ne semblez point souffrir de cataplexie
La motivation n'est plus au rendez-vous
Elles font grève, revendiquent du repos
Protestent de subir une telle cadence
Préférez-vous travailler dans un entrepôt ?
Se plaindre d'écrire, mais quelle outrecuidance !
Exalté, écorché vif, j'écris que le soir
Arrachant des mottes de mots de la terre glaise
De ma verve, les mains trempent dans l'encre noire
Craignant la panne sèche, j'ai peur du malaise
J'ai pris la masse et burins, gouttes de sueur
Perlent de mon front, tombent sur le papier
Sculptant dans le marbre, l'écrit, à la lueur
De la Lune, comme un pur gratte-papier
Le texte prend forme, j'aperçois les traits
Du visage, le regard exprime l'effort
La force et l'ardeur de l'auteur, c'est dans l'attrait
Du beau, que l'artiste trouve le réconfort
Enfin l'œuvre apparaît dans toute sa splendeur
Illumine le lecteur d'un réel désir
Celui de lire, de ressentir la grandeur
Émotive du Poète, un pur plaisir
Je tiens ma tête entre mes mains
Elle va exploser et soudain le chaos
Le crâne s'ouvre comme un fruit mûr
Un puissant jet de pensées s'en échappe
La lave des mots coule et s'étale
Sur tout le corps et atteint le sol
C'est mon être qui se répand partout
Eclaboussant les murs tout autour
Je deviens une chose, un objet quelconque
Je me vide littéralement de toute substance
L'esprit se liquéfie, ce moi n'est plus
Je suis un autre et sans esprit
La plume est déposée sur un vieux parchemin
L'auteur s'est endormi, harassé par la nuit
La tête lourde repose entre les deux mains
Il écrit tous les soirs, au-delà de minuit
Et la flamme blafarde se meurt lentement
Soudain le noir remplace la faible clarté
Aucun son dans la chambrée, sauf les ronflements
De l'homme qui semble au réveil, déconcerté
Il se gratte la tête, non croit pas ses yeux
Où sont passés les mots, ceux écrits récemment
Il cherche dessous la table, s'en prend à Dieu
Quel malheur, l'alcool lui joue des tours par moment
Mes mains ! Mes pauvres mains ! Elles tremblent de peur
Ces doigts au bout des mains qui sont paralysés
Des morceaux de chair et d'os, atteints de stupeur
Et je n'arrive pas à les canaliser
Je ne comprends pas, j'ai mal à les voir ainsi
Prostrées et recroquevillées, mais qu'avez-vous ?
Vous ne semblez point souffrir de cataplexie
La motivation n'est plus au rendez-vous
Elles font grève, revendiquent du repos
Protestent de subir une telle cadence
Préférez-vous travailler dans un entrepôt ?
Se plaindre d'écrire, mais quelle outrecuidance !