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Hors ligne
L’objectif
Le scalpel est sur la table de dissection
L’opérateur prend le cerveau plongé dans un fluide
Il le pose délicatement sur la table de dissection
Il saisit l'instrument prêt à pratiquer l’opération
L’objectif découper la substance blanche du patient
Et moi, je regarde ce qui se trame devant moi
Ce tissu cérébral c’est le mien, ils veulent comprendre
Comment je fais pour écrire d’un seul jet
Le spécialiste du bistouri tranche des rondelles
Il prend mon encéphale pour un saucisson
Et je m’amuse à le regarder effectuer sa tache
Le pauvre, il cherche, analyse, ne trouve rien
Comment peut-il découvrir le secret de mon art
Il peut le passer sous un microscope, perte de temps
Il va s’épuiser, user la lame de son couteau
A propos, si vous croyez à ça, vous êtes bien naïf !
Ils l’ont fait
Et entre vous et moi, le naïf, devinez qui ?
Ils ont ouvert ma tête avec mille précautions
Sous la lampe, mon crâne brille comme un sou neuf
Ils tracent sur ma chair des lignes de repère
Pensant trouver la source où naissent mes strophes
Leur scalpel tremble un peu sur la table d’étude
Ils veulent prélever l’étincelle de la création
Mais la pensée s’évapore et prend la fuite
Dans l’air, une image passe et ils ne voient rien
Qu’ils fouillent, qu’ils pèsent chaque fibre
Ils n’y verront jamais la main de mon délire
La muse n’a pas d’ombre, elle respire, elle vibre
Et rit doucement de leurs froids espoirs savants
Quand mon crâne sera recousu, il restera un mystère
Mais dans mon cœur, toujours, battra ce feu sacré
Car aucun bistouri ne saura jamais déceler !
Le scalpel est sur la table de dissection
L’opérateur prend le cerveau plongé dans un fluide
Il le pose délicatement sur la table de dissection
Il saisit l'instrument prêt à pratiquer l’opération
L’objectif découper la substance blanche du patient
Et moi, je regarde ce qui se trame devant moi
Ce tissu cérébral c’est le mien, ils veulent comprendre
Comment je fais pour écrire d’un seul jet
Le spécialiste du bistouri tranche des rondelles
Il prend mon encéphale pour un saucisson
Et je m’amuse à le regarder effectuer sa tache
Le pauvre, il cherche, analyse, ne trouve rien
Comment peut-il découvrir le secret de mon art
Il peut le passer sous un microscope, perte de temps
Il va s’épuiser, user la lame de son couteau
A propos, si vous croyez à ça, vous êtes bien naïf !
Ils l’ont fait
Et entre vous et moi, le naïf, devinez qui ?
Ils ont ouvert ma tête avec mille précautions
Sous la lampe, mon crâne brille comme un sou neuf
Ils tracent sur ma chair des lignes de repère
Pensant trouver la source où naissent mes strophes
Leur scalpel tremble un peu sur la table d’étude
Ils veulent prélever l’étincelle de la création
Mais la pensée s’évapore et prend la fuite
Dans l’air, une image passe et ils ne voient rien
Qu’ils fouillent, qu’ils pèsent chaque fibre
Ils n’y verront jamais la main de mon délire
La muse n’a pas d’ombre, elle respire, elle vibre
Et rit doucement de leurs froids espoirs savants
Quand mon crâne sera recousu, il restera un mystère
Mais dans mon cœur, toujours, battra ce feu sacré
Car aucun bistouri ne saura jamais déceler !