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Maudit mot !
Maudit mot ! Le pire des maux pour un mot
Tu viens troubler mon sommeil, je t’en veux
Mais qu’as-tu à réveiller mon esprit fatigué
Laisse le enfin dormir, il doit tant récupéré
Veux-tu la mort prochaine du poète ?
À trop réfléchir, son cerveau va périr
Il est las d’œuvrer comme un forçat
Retourne dans le néant, là est ta place
Et j’ai vu la nuit disparaître au grand jour
L’aube s’est levé dans mon imaginaire
Pas un mot à l’horizon, étrange sentiment
Mais où sont-ils allés ? Je ne comprends pas
Eux si pressés à se mettre tous en rang
Je suis mal ! Je suis en manque total
Besoin instinctif, vital de créer un poème
Qu’ai-je fait ? Et je vois soudain l’horreur
Le mot que j’ai chassé, je le reconnais
Lui qui voulait me rendre un service
Le pauvre venait m’apporter l’idée
Une nouvelle image, une autre pensée
Et je le vois inerte, au bout d’une corde
Il s’est pendu à l’arbre par désespoir
Je comprends pourquoi la panne sèche
Que vais-je devenir, le maudit c’est moi !
Je suis tombé par terre sur un sol de mots
Le regard effaré par tous ces cadavres
Ces corps en décomposition avancée
C’était les mots que j’avais éjecté
Cela pour avoir une forme de paix
Et j’ai pris chaque lettre dans mes mains
Essayant de reconstituer mes amis
Hélas ! Il est trop tard pour eux
Je le redis, c’est moi le maudit !
Je deviens !
Et l’âme quitte l’enveloppe corporelle
Et les atomes du corps se séparent
Rien ne se perd tout se transforme
Et je reste toujours conscient
Tout est clair, net et précis
Je suis ici, là et nulle part
Plus de dimensions
Le temps n’existe plus
Soudain apparait une entité
Un esprit de pur esprit
Il me regarde et me parle
Et je comprends ses mots
Il sait que j’étais un poète
L’être rassemble ce que j’étais
Je suis reconstitué en lettres
En mots, je deviens poème !
Maudit mot ! Le pire des maux pour un mot
Tu viens troubler mon sommeil, je t’en veux
Mais qu’as-tu à réveiller mon esprit fatigué
Laisse le enfin dormir, il doit tant récupéré
Veux-tu la mort prochaine du poète ?
À trop réfléchir, son cerveau va périr
Il est las d’œuvrer comme un forçat
Retourne dans le néant, là est ta place
Et j’ai vu la nuit disparaître au grand jour
L’aube s’est levé dans mon imaginaire
Pas un mot à l’horizon, étrange sentiment
Mais où sont-ils allés ? Je ne comprends pas
Eux si pressés à se mettre tous en rang
Je suis mal ! Je suis en manque total
Besoin instinctif, vital de créer un poème
Qu’ai-je fait ? Et je vois soudain l’horreur
Le mot que j’ai chassé, je le reconnais
Lui qui voulait me rendre un service
Le pauvre venait m’apporter l’idée
Une nouvelle image, une autre pensée
Et je le vois inerte, au bout d’une corde
Il s’est pendu à l’arbre par désespoir
Je comprends pourquoi la panne sèche
Que vais-je devenir, le maudit c’est moi !
Je suis tombé par terre sur un sol de mots
Le regard effaré par tous ces cadavres
Ces corps en décomposition avancée
C’était les mots que j’avais éjecté
Cela pour avoir une forme de paix
Et j’ai pris chaque lettre dans mes mains
Essayant de reconstituer mes amis
Hélas ! Il est trop tard pour eux
Je le redis, c’est moi le maudit !
Je deviens !
Et l’âme quitte l’enveloppe corporelle
Et les atomes du corps se séparent
Rien ne se perd tout se transforme
Et je reste toujours conscient
Tout est clair, net et précis
Je suis ici, là et nulle part
Plus de dimensions
Le temps n’existe plus
Soudain apparait une entité
Un esprit de pur esprit
Il me regarde et me parle
Et je comprends ses mots
Il sait que j’étais un poète
L’être rassemble ce que j’étais
Je suis reconstitué en lettres
En mots, je deviens poème !