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Origine de la pilosité palmaire! (ou du poil dans la main)
Je n’écrirai plus guère ayant atteint cet âge
Où mon encre d’antan n’a plus grande vigueur
Si j’ose cette fois rimer sans quelque peur
C’est un dernier sursaut un ultime courage.
Ma plume aimant les vers de prose se dégage
La musique des rimes enchantait mon ardeur
Les lire à haute voix me donnait du bonheur
J’en comptais tous les pieds comme le veut l’usage.
Relire bien souvent évitait les erreurs
Une écoute attentive au meilleur encourage
Nul vers ne doit boiter quand règne la rigueur.
Parfois l’excès d’écrit n’inspire que peu de pages
Le papier déserté conserve sa pâleur
Les muses reposées retrouvent leur courage.
Il eut été plaisant de créer davantage
De tirades sans fin mais sonnant justement
Des sonnets ou ballades dignes d’étonnement
Et des sonorités au délicat partage
Mais ma muse elle aussi est assaillie par l’âge
Ses rouages rimeurs ont quelques grincements
L’hémistiche mobile est un désagrément
Un son désaccordé devient vite un outrage
Alors le temps mesquin avec son sablier
Me dit qu’il est grand temps de ménager ma plume
Et d’accrocher au clou mon petit tablier
Certes on peut insister et rebattre l’enclume
Mais le risque est alors de ne plus se plier
Aux règles des anciens que la lecture exhume.
Je n’écrirai plus guère ayant atteint cet âge
Où mon encre d’antan n’a plus grande vigueur
Si j’ose cette fois rimer sans quelque peur
C’est un dernier sursaut un ultime courage.
Ma plume aimant les vers de prose se dégage
La musique des rimes enchantait mon ardeur
Les lire à haute voix me donnait du bonheur
J’en comptais tous les pieds comme le veut l’usage.
Relire bien souvent évitait les erreurs
Une écoute attentive au meilleur encourage
Nul vers ne doit boiter quand règne la rigueur.
Parfois l’excès d’écrit n’inspire que peu de pages
Le papier déserté conserve sa pâleur
Les muses reposées retrouvent leur courage.
Il eut été plaisant de créer davantage
De tirades sans fin mais sonnant justement
Des sonnets ou ballades dignes d’étonnement
Et des sonorités au délicat partage
Mais ma muse elle aussi est assaillie par l’âge
Ses rouages rimeurs ont quelques grincements
L’hémistiche mobile est un désagrément
Un son désaccordé devient vite un outrage
Alors le temps mesquin avec son sablier
Me dit qu’il est grand temps de ménager ma plume
Et d’accrocher au clou mon petit tablier
Certes on peut insister et rebattre l’enclume
Mais le risque est alors de ne plus se plier
Aux règles des anciens que la lecture exhume.