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Poème Souviens toi de te méfier ! (Μέμνησο ἀπιστεῖν)

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#1
Souviens toi de te méfier !
(Μέμνησο ἀπιστεῖν)​


Eleanor qui est fort sage
Veut conserver son pucelage
Je lui dis que certains plaisirs
À ses envies peuvent convenir
​

Qu’une délicatesse bien faite
Peut mener à la joie parfaite
Et que la langue quoiqu’on en dise
Est la reine des gourmandises
​

Je lui propose une posture
Qui me présente sa nature
Pour un préambule lingual
Conservant l’état initial.
​

Elle apprécie mon insistance
Et espérant tendre cadence
Elle exige que cela dure
Jusqu’à l’exquise contracture.
​

Persister la rendant heureuse
Elle devient fort liquoreuse
Et assidûment érotique
Elle atteint le seuil spasmodique
​

J’ignorais que mon point sensible
Menait au bonheur indicible
Mes mains s’adonnant aux caresses
Vont trop lentement à l’ivresse
​

Pourrai-je avoir un doublement
De ce buccal enchantement
La nature tirant bénéfice
De votre lingual exercice
​

Depuis la belle Eleanor
Qui profite de mes efforts
Me fait monter à son étage
Quand sa vertu est à l’orage
​

Et comme elle est très charitable
Elle se montre aussi aimable
Pour soulager mes contractures
Et s’occuper de ma nature.
​

Or la tentation venant
Le désir étant insistant
Nous commençons une aventure
Que n’assouvit que la luxure
​

Et donc c’était inévitable
Eleanor fut si aimable
Qu’elle épuisa mon sentiment
Pour un total enchantement.
​

Et que soignant sa chasteté
J’allais souvent prendre le thé
Pour exercer nos aptitudes
À distraire nos solitudes.
​

Hélas le sort est incertain
Elle s’exila un matin
Pour aller chercher ses émois
Avec un plus riche que moi!
​

Mais gardant quelque expérience
Je sus faire part de ma science
À ma voisine au nom d’Odile
Sans préalables inutiles.
​

Hélas la dame étant frivole
j’en reçus quelques bestioles
Et je dois aux antibiotiques
ma méfiance systématique
​

Et ce fut judicieusement
Que j’acquis du discernement
Étreindre avec trop d’appétit
Peut détériorer un outil !
​


​


​


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