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Poème À la longue le scepticisme m’effleure !

Peniculo

Grand poète
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#1
À la longue le scepticisme m’effleure !

Un énarque sortant de nationale couveuse
Et qui ne savait pas où diriger ses pas
Se dit la politique est une voie heureuse
Où je gagnerai plus qu’en œuvrant pour l’état.

Des sciences complexes je n’ai pas de lumière
De l’histoire et du droit je sais parler un peu,
On me croira savant et je ferai carrière
En faisant de l’effet et des discours verbeux.

J’aurais pu, fonctionnant, devenir fonctionnaire,
Apporter au pays un utile concours
Mais le devant de scène étant fait pour me plaire.
J’irai par les média aux votants faire la cour.

Je ferai des télés, des radios, des voyages,
On me verra partout on parlera de moi
Dans des débats houleux aux vocables sauvages
Je mentirai assez pour qu’on m’accorde foi.

Et sans savoir vraiment si j’ai quelque valeur
Les écrans qui vendront mon fallacieux mérite
Me feront devenir le plus beau, le meilleur,
Des idoles du jour, l’image favorite.

Simple élément du peuple et banal électeur
Je dis à ce monsieur philosophiquement
J’ai vu des "comme vous" commettre tant d’erreurs
Que j’en ai réformé depuis mon jugement.

Votre vision se trouve en trop haute altitude
Vous ne regardez pas ce qui se passe en bas
Dans votre petit clan loin de la multitude
Vous ne percevez pas du peuple les tracas.

Certes il faut vous aimer la rumeur le proclame
Et répéter vos mots les rendra pertinents
Mais lorsque vous nuisez, assez peu l’on vous blâme
Les médias, c’est sur, tuent le discernement.

J’ai commis cette erreur de vous aimer aussi
Le mensonge constant est une politique
Et de tous les partis l’essentiel souci
Est de vivre aux dépends de la manne publique.

Alors devant l’ampleur de mon beau scepticisme
Je vous le dit tout net je ne vous aime plus
Il faudrait adhérer au plus sot masochisme
Pour goûter si longtemps vos coups de pied au cul.

Vous aurez beau me dire aimez moi je suis beau
Vous n’aurez pas ainsi l’ombre de mes suffrages
Ne soyez plus renard, je ne suis pas corbeau,
Je veux minimiser des élus les dommages.

On me faisait aimer, en me manipulant,
Ceux pour qui je votais sans que rien n’en résulte,
De ceux qui m’aimeront, et en réfléchissant,
Il serait plus prudent d’entretenir le culte.

Soucieux de sortir des conclaves stériles
Je sais bien que le peuple entretenant l’ENA
Voudrait se dispenser de leurs lois imbéciles
Et voir son avenir avec moins de tracas.

Si par sa nullité, vient échouer l’élu
Au lieu de le laisser oser la récidive
Du monde politique il devrait être exclu
L’allure du pays serait moins maladive !

Pour tous ceux qui vous aiment, Votez uniquement
Ne laissez pas entrer dans vos têtes les clous
Que les média martèlent avec acharnement,
Cherchez ceux qui sauront se soucier de vous.


















 

chessmec

Maître poète
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27 Septembre 2018
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Je suis
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#2
À la longue le scepticisme m’effleure !

Un énarque sortant de nationale couveuse
Et qui ne savait pas où diriger ses pas
Se dit la politique est une voie heureuse
Où je gagnerai plus qu’en œuvrant pour l’état.


Des sciences complexes je n’ai pas de lumière
De l’histoire et du droit je sais parler un peu,
On me croira savant et je ferai carrière
En faisant de l’effet et des discours verbeux.


J’aurais pu, fonctionnant, devenir fonctionnaire,
Apporter au pays un utile concours
Mais le devant de scène étant fait pour me plaire.
J’irai par les média aux votants faire la cour.


Je ferai des télés, des radios, des voyages,
On me verra partout on parlera de moi
Dans des débats houleux aux vocables sauvages
Je mentirai assez pour qu’on m’accorde foi.


Et sans savoir vraiment si j’ai quelque valeur
Les écrans qui vendront mon fallacieux mérite
Me feront devenir le plus beau, le meilleur,
Des idoles du jour, l’image favorite.


Simple élément du peuple et banal électeur
Je dis à ce monsieur philosophiquement
J’ai vu des "comme vous" commettre tant d’erreurs
Que j’en ai réformé depuis mon jugement.


Votre vision se trouve en trop haute altitude
Vous ne regardez pas ce qui se passe en bas
Dans votre petit clan loin de la multitude
Vous ne percevez pas du peuple les tracas.


Certes il faut vous aimer la rumeur le proclame
Et répéter vos mots les rendra pertinents
Mais lorsque vous nuisez, assez peu l’on vous blâme
Les médias, c’est sur, tuent le discernement.


J’ai commis cette erreur de vous aimer aussi
Le mensonge constant est une politique
Et de tous les partis l’essentiel souci
Est de vivre aux dépends de la manne publique.


Alors devant l’ampleur de mon beau scepticisme
Je vous le dit tout net je ne vous aime plus
Il faudrait adhérer au plus sot masochisme
Pour goûter si longtemps vos coups de pied au cul.


Vous aurez beau me dire aimez moi je suis beau
Vous n’aurez pas ainsi l’ombre de mes suffrages
Ne soyez plus renard, je ne suis pas corbeau,
Je veux minimiser des élus les dommages.


On me faisait aimer, en me manipulant,
Ceux pour qui je votais sans que rien n’en résulte,
De ceux qui m’aimeront, et en réfléchissant,
Il serait plus prudent d’entretenir le culte.


Soucieux de sortir des conclaves stériles
Je sais bien que le peuple entretenant l’ENA
Voudrait se dispenser de leurs lois imbéciles
Et voir son avenir avec moins de tracas.


Si par sa nullité, vient échouer l’élu
Au lieu de le laisser oser la récidive
Du monde politique il devrait être exclu
L’allure du pays serait moins maladive !


Pour tous ceux qui vous aiment, Votez uniquement
Ne laissez pas entrer dans vos têtes les clous
Que les média martèlent avec acharnement,
Cherchez ceux qui sauront se soucier de vous.
J'♥ !!! Superbe !!!!
 

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