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Poème Au bord de l'abysse

Moïse Wolff

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#1



Alors que je balayais l’horizon
d’un regard brûlant de passions,
j’observais les nuages changer de forme.


Ils dessinaient des arabesques
faites de lettres dont les volutes
de fumée s’élevaient en spirales.


Les mots aussitôt formés se désagrégeaient
puis se dissolvaient. D’autres tombaient,
comme des marionnettes sans fil.


Elles gisaient au sol dans l’attente
d’un hôte qui leur rendraient vie.
Et puis, le silence…


Ce vide étourdissant qui pourtant
stabilise et porte le rêveur par
des tentacules venant de ses Hydres.


faudrait-il voir au delà de l’horizon ?
Aller plus loin par delà le regard fait
de chair et de sang ? Que la pensée s’émancipe ?


L’esprit, ce morceau d’étoile scintillant
comme la pièce d’or qui ondule sous les ondes
d’un étang peu profond, transpercé par le soleil.


L’esprit, Héritage céleste qui façonne le penseur
et guide un corps du berceau au tombeau
pour renaitre vainqueur dans l'au-delà.


Et puis… me vint l’idée
d’ôter mes souliers pour sentir les aspérités
d'un sol conscient des rides de la vie,
Je déambulais pieds nus
au bord du vide là où les sensations fourmillent.
J’avançais sur le fil de la vie
en suivant une bande de sable étroite
qu’une eau recouvrait.


Elle marquait la limite du monde des hommes
et des profondeurs dont l’obscurité suggérait
l’insondable vérité où tout peut arriver…


le bien comme le mal s’élevaient en volutes de fumée,
spirales de noirceur et de bonté mêlés à jamais.


Le bien le mal, atomes indissolubles sans quoi
rien ne peut jamais éclore.


J’ai marché au bord de l’étang de la vie,
pieds nus, en suivant la bande de
sable clair qui délimitait l’enfer de l’Eden,
sans jamais faire un choix, sans jamais
opter pour un camp plutôt qu'un autre.


L'équilibre entre deux, fragiles sensations.

C’est là que tout se jouait, le bien le mal,
frères et soeurs de volutes en spirale,
unis par des atomes de sable sur lesquelles
se risquent les funambules de la vie…


M-Wolff
Le 1 Mars 18

© texte protégé
 
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#2
Superbe, la vérité et les vérités....le fil...
Mon feu père me disait, la vie nous apprend et nous surprend jusqu'au dernier souffle tant qu'on est vivant.
Belle soirée.
 
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#4
L'équilibre entre deux, fragiles sensations

C’est là que tout se jouait, le bien le mal,[/QUOT

Merveilleux poème Moise, cette ligne si fragile entre ces deux contraires mais
si intimement liés, tout comme les pieds au fil du funambule.
Merci pour cette belle poésie qui demeure pour tous un éternel questionnement.

Amitiés
Impoésie
 
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#5
Il nous est difficile de maintenir notre équilibre dans la vie mais il faut s'y faire pour ne pas tomber du haut de la corde sur laquelle on la traverser de bout en bout.
Belle réflexion joliment poétisée.Merci du partage
Belle journée
Amicalement PL
 

CLARI

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#7
le bien comme le mal s’élevaient en volutes de fumée,
spirales de noirceur et de bonté mêlés à jamais.


Poème philosophique joliment ciselé.

Choisir la voie du milieu est sagesse.
 

Moïse Wolff

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#8
CETTE POESIE

mériterait bien d'autres commentaires

tant elle est magnifiique!
amitiés


RP
Merci de m'avoir commenté RP ce poème a été publié le 1er mars 2018 avec un autre titre qui était "Au bord de l'abysse" sur l'ancien site je poème.fr toujours en activité... j'ai su récemment que ce poème avait été copié puis publié sur Facebook sans que je ne le sache, mais avec ma signature je gage, je protège tous mes textes.
Du coup j'ai rétabli le titre original...

Amicalement
Moïse Wolff
 
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Moïse Wolff

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#9
Je n'avais pas vu ce second commentaire plus éclairé cher impoésie, tout est en effet question d'équilibre et ce n'est pas une métaphore que de le dire, un faux pas et c'est la chute avec toutes les conséquences qui lui incombent, cela dit, même la prudence n'empêche en rien les mauvais coups du sort, la vigilance reste de mise sans sombrer dans une paranoïa pour autant. Il est bon de se laisser aller au gré du courant en gardant une main sur le gouvernail ...

Bien à toi

Moïse
 

Moïse Wolff

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#10
Superbe, la vérité et les vérités....le fil...
Mon feu père me disait, la vie nous apprend et nous surprend jusqu'au dernier souffle tant qu'on est vivant.
Belle soirée.
Bonsoir simlecteur, j'avais remercié une dizaine de poètes en même temps mais je me ravise, j'estime que chaque commentateur mérite une réponse particulière c'est la moindre des choses, je te remercie de m'avoir lu et de m'avoir commenté, la vie est une épreuve par delà laquelle il faut nous affranchir...

Amicale pensée
Moïse
 

Moïse Wolff

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#11
L'équilibre ce sentiment si fragile, merci impoésie de ta visite sur ce fil tendu ;-)

Moïse
 

Moïse Wolff

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#12
J’ai marché au bord de l’étang de la vie,
pieds nus, en suivant la bande de
sable clair qui délimitait l’enfer de l’Eden,
sans jamais faire un choix, sans jamais
opter pour un camps plutôt qu'un autre.

j'adore l'idée ,un magnifique partage de poésie. merci Moïse Wolff
Bonsoir Gribouille, pardon pour le retard à te répondre, j'étais ailleurs en d'autres sphères, je te remercie de m'avoir lu et d'avoir commenté mon poème...

Bien amicalement
Moïse
 

Moïse Wolff

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#13
Il nous est difficile de maintenir notre équilibre dans la vie mais il faut s'y faire pour ne pas tomber du haut de la corde sur laquelle on la traverser de bout en bout.
Belle réflexion joliment poétisée.Merci du partage
Belle journée
Amicalement PL
Je ne vous avais pas répondu, comme je suis distrait, la vie est un perchoir sur lequel nous nous tenons, fragile et frêle en équilibre précaire, on s'accroche et on attend qu'il nous pousse des ailes...

Merci infiniment du commentaire

Amicale pensée
Wolff
 
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#14
Voir la pièce jointe 2847 Alors que je balayais l’horizon
d’un regard brûlant de passions,
j’observais les nuages changer
de forme.

Ils dessinaient des arabesques
faites de lettres dont les volutes
de fumée s’élevaient en spirales.

Les mots aussitôt formés se désagrégeaient
puis se dissolvaient. D’autres tombaient,
comme des marionnettes sans fil.

Elles gisaient au sol dans l’attente
d’un hôte qui leur rendraient vie.

Et puis, le silence…

Ce vide étourdissant qui pourtant
stabilise et porte le rêveur par
des tentacules venant de ses Hydres.

faudrait-il voir au delà de l’horizon ?
Aller plus loin par delà le regard fait
de chair et de sang ? Que la pensée s’émancipe ?

L’esprit, ce morceau d’étoile scintillant
comme la pièce d’or qui ondule sous les ondes
d’un étang peu profond, transpercé par le soleil.

L’esprit, Héritage céleste qui façonne le penseur
et guide ses pas chaque jour que dieu fait.

Et puis… et puis me vint l’idée
d’ôter mes souliers pour déambuler pieds nus
au bord du vide, j’avançais sur le fil de la vie
en suivant une bande de sable étroite
qu’une eau recouvrait.

Elle marquait la limite du monde des hommes
et des profondeurs dont l’obscurité suggérait
l’insondable vérité où tout peut arriver…

le bien comme le mal s’élevaient en volutes de fumée,
spirales de noirceur et de bonté mêlés à jamais.

Le bien le mal, atomes indissolubles sans quoi
rien ne peut jamais éclore.

J’ai marché au bord de l’étang de la vie,
pieds nus, en suivant la bande de
sable clair qui délimitait l’enfer de l’Eden,
sans jamais faire un choix, sans jamais
opter pour un camps plutôt qu'un autre.

L'équilibre entre deux, fragiles sensations

C’est là que tout se jouait, le bien le mal,
frères et soeurs de volutes en spirale,
unis par des atomes de sable sur lesquelles
se balancent les funambules aux pieds nus…

M-Wolff
Le 1 Mars 18
© texte protégé
Voir la pièce jointe 2847 Alors que je balayais l’horizon
d’un regard brûlant de passions,
j’observais les nuages changer
de forme.

Ils dessinaient des arabesques
faites de lettres dont les volutes
de fumée s’élevaient en spirales.

Les mots aussitôt formés se désagrégeaient
puis se dissolvaient. D’autres tombaient,
comme des marionnettes sans fil.

Elles gisaient au sol dans l’attente
d’un hôte qui leur rendraient vie.

Et puis, le silence…

Ce vide étourdissant qui pourtant
stabilise et porte le rêveur par
des tentacules venant de ses Hydres.

faudrait-il voir au delà de l’horizon ?
Aller plus loin par delà le regard fait
de chair et de sang ? Que la pensée s’émancipe ?

L’esprit, ce morceau d’étoile scintillant
comme la pièce d’or qui ondule sous les ondes
d’un étang peu profond, transpercé par le soleil.

L’esprit, Héritage céleste qui façonne le penseur
et guide ses pas chaque jour que dieu fait.

Et puis… et puis me vint l’idée
d’ôter mes souliers pour déambuler pieds nus
au bord du vide, j’avançais sur le fil de la vie
en suivant une bande de sable étroite
qu’une eau recouvrait.

Elle marquait la limite du monde des hommes
et des profondeurs dont l’obscurité suggérait
l’insondable vérité où tout peut arriver…

le bien comme le mal s’élevaient en volutes de fumée,
spirales de noirceur et de bonté mêlés à jamais.

Le bien le mal, atomes indissolubles sans quoi
rien ne peut jamais éclore.

J’ai marché au bord de l’étang de la vie,
pieds nus, en suivant la bande de
sable clair qui délimitait l’enfer de l’Eden,
sans jamais faire un choix, sans jamais
opter pour un camps plutôt qu'un autre.

L'équilibre entre deux, fragiles sensations

C’est là que tout se jouait, le bien le mal,
frères et soeurs de volutes en spirale,
unis par des atomes de sable sur lesquelles
se balancent les funambules aux pieds nus…

M-Wolff
Le 1 Mars 18
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Un bien joli texte qui va profond, tel un équilibriste adroit et lucide.
Merci beaucoup pour votre sagesse.
 

Moïse Wolff

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#15
Le bien, le mal, et au milieu le fil de la sagesse, sans jugement, suivant humblement la voix du coeur.

J'aime ce texte

Belle journée
Amitiés
Pierre
Merci d'avoir aimé ce texte que j'affectionne moi même, et pour l'avoir écrit et pour l'avoir vécu dans mon existence d'hier et d'aujourd'hui, je gage que beaucoup se retrouveront dans ce poème en prose.

Merci encore

Amicalement
Moïse
 

Perceval

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#16
J’ai marché au bord de l’étang de la vie,
pieds nus, en suivant la bande de
sable clair qui délimitait l’enfer de l’Eden,
sans jamais faire un choix, sans jamais
opter pour un camps plutôt qu'un autre.

L'équilibre entre deux, fragiles sensations

C'est tout a fait ce que je ressens !
De plus en plus d'ailleurs !

Amitiés

Marc
 

Moïse Wolff

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#17
le bien comme le mal s’élevaient en volutes de fumée,
spirales de noirceur et de bonté mêlés à jamais.


Poème philosophique joliment ciselé.

Choisir la voie du milieu est sagesse.
Bonsoir CLARI, merci de la lecture commentée sur ce texte aux proportions "abyssales"

Amicale pensée
Moïse
 
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