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Autopsie d’un poème
Ils amènent le corps du poème
A l’endroit final de la vie, la morgue
Le posent sur la table de dissection
Il est immobile, froid comme la mort
Inerte pour l’éternité littéraire
Le légiste va procéder à l’ouverture
D’abord il enlève la peau
Les mots visibles en surface
Apparaissent les muscles
Les os qui forment la structure
Les vers, strophes et le rythme
Le thanatologue continue son œuvre
Il retire les organes un à un
Les images, métaphores, figures de style
Et le principal le cœur, le thème central
Il retire avec une sonde le sang
L’émotion qui circule à travers le texte
Enfin le cerveau, l’intention de l’auteur
Pourquoi s’acharner sur le cadavre
Ils veulent comprendre son intérieur
Ce qui l’a fait vivre, sa force, sa beauté
Ce qui l’a tué, sa faiblesse, son excès
Le poème ne revivra plus jamais
Le dissecteur de texte a tout jeté
Il ne reste rien du bel écrit
Même pas un souvenir
Comme le poète
Il est tombé dans l’oubli
Et j’ai récupéré dans la fosse commune
Les divers restes du texte
Et comme un savant fou
J’ai reconstitué le corps du poème
En un seul jet et sans retouche
La vie est revenue à l’écrit
Il a retrouvé sens et vigueur
Prêt à affronter l’univers littéraire !
Ils amènent le corps du poème
A l’endroit final de la vie, la morgue
Le posent sur la table de dissection
Il est immobile, froid comme la mort
Inerte pour l’éternité littéraire
Le légiste va procéder à l’ouverture
D’abord il enlève la peau
Les mots visibles en surface
Apparaissent les muscles
Les os qui forment la structure
Les vers, strophes et le rythme
Le thanatologue continue son œuvre
Il retire les organes un à un
Les images, métaphores, figures de style
Et le principal le cœur, le thème central
Il retire avec une sonde le sang
L’émotion qui circule à travers le texte
Enfin le cerveau, l’intention de l’auteur
Pourquoi s’acharner sur le cadavre
Ils veulent comprendre son intérieur
Ce qui l’a fait vivre, sa force, sa beauté
Ce qui l’a tué, sa faiblesse, son excès
Le poème ne revivra plus jamais
Le dissecteur de texte a tout jeté
Il ne reste rien du bel écrit
Même pas un souvenir
Comme le poète
Il est tombé dans l’oubli
Et j’ai récupéré dans la fosse commune
Les divers restes du texte
Et comme un savant fou
J’ai reconstitué le corps du poème
En un seul jet et sans retouche
La vie est revenue à l’écrit
Il a retrouvé sens et vigueur
Prêt à affronter l’univers littéraire !