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Poème Conte gourmand et licencieux

Peniculo

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#1
Conte gourmand et licencieux


Il était une fois tout près du bout du monde
Un village charmant, point sur la mappemonde,
Où vivaient quelques fées s’ennuyant plus ou moins
Car peu d’hommes y étaient capables de doux soins.
Un soir une fée triste osa loger chez elle
Un jeune vagabond à petite escarcelle
Lui disant payez moi en sensuelles caresses
Je me contenterai d’une nocturne adresse
Car le viril est rare en ce petit village
Douchez vous, rasez-vous, et devenez volage.

Des appas de la fée le jeune homme s’étonne
Ils sont hors du commun leur beauté l’aiguillonne
Et le désir venant au plaisir il postule
N’oubliant cependant pas l’exquis préambule.
La fée qui aimait bien les savantes préfaces
Eut de gourmands baisers sur toutes ses surfaces
Elle dit cher amant mes savoirs théoriques
S’extasient de vos folles et orales pratiques
Comment appelez-vous ce jeu de gourmandise
Dont vous ensorcelez ma rose friandise.

Il a un nom latin dit le dégustateur
Mais je l’ai oublié c’est un annonciateur
Des douceurs qui suivant une lente croissance
Conduiront le bouton à l’exquise jouissance
C’est un ambassadeur préparant aux voyages
Dans le divin conduit digne de tous hommages
Je puis vous assurer que la langue ensorcelle
Au point que de désir la moindre fée chancelle
Et que bien préparée par l’orale caresse
Elle atteint d’autant mieux la délicate ivresse.

La nuit, en résumé, eut son cours admirable
Et la fée épuisa le vagabond aimable
Mais il dut repartir après une semaine
Son destin l’emmenant vers la ville lointaine.
La fée raconta tout aux copines du coin
Qui logèrent tout passant capable de doux soins
Certaines furent comblées d’autres moins exaltées
Ne furent pas assez plaisamment survoltées
L’oralité gourmande exigeant un savoir
Que tout le monde hélas ne peut toujours avoir.

À l’entrée du village on conçut un octroi
Tous ceux voulant entrer, pour en avoir le droit,
Devaient tirer la langue afin que sa longueur
Puisse être mesurée en jugeant sa vigueur

Certaines fées se plurent avec les mieux pourvus
De ce bel appendice caressant et charnu
Certaines langues courtes ayant l’art et le style
Purent obtenir le poste de précurseurs habiles
Mais le tri fut sévère et le manque d’émoi
Fit exclure du village tout sot, tout maladroit.

Les ans ayant passé, au centre du village,
Vint une statue d’homme au méritoire hommage
On l’avait remarqué au café de la place
Quand, au comptoir debout, il prenait une tasse
Du breuvage fumant et noir chaque matin
Il était surnommé le divin Célestin
Il était singulier et avec nonchalance
Tout en tirant langue avec quelque indécence
Il montrait le pouvoir de son lingual outil
S’en servant pour lisser ses généreux sourcils.


 
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21 Octobre 2018
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#2
Conte gourmand et licencieux


Il était une fois tout près du bout du monde
Un village charmant, point sur la mappemonde,
Où vivaient quelques fées s’ennuyant plus ou moins
Car peu d’hommes y étaient capables de doux soins.
Un soir une fée triste osa loger chez elle
Un jeune vagabond à petite escarcelle
Lui disant payez moi en sensuelles caresses
Je me contenterai d’une nocturne adresse
Car le viril est rare en ce petit village
Douchez vous, rasez-vous, et devenez volage.

Des appas de la fée le jeune homme s’étonne
Ils sont hors du commun leur beauté l’aiguillonne
Et le désir venant au plaisir il postule
N’oubliant cependant pas l’exquis préambule.
La fée qui aimait bien les savantes préfaces
Eut de gourmands baisers sur toutes ses surfaces
Elle dit cher amant mes savoirs théoriques
S’extasient de vos folles et orales pratiques
Comment appelez-vous ce jeu de gourmandise
Dont vous ensorcelez ma rose friandise.

Il a un nom latin dit le dégustateur
Mais je l’ai oublié c’est un annonciateur
Des douceurs qui suivant une lente croissance
Conduiront le bouton à l’exquise jouissance
C’est un ambassadeur préparant aux voyages
Dans le divin conduit digne de tous hommages
Je puis vous assurer que la langue ensorcelle
Au point que de désir la moindre fée chancelle
Et que bien préparée par l’orale caresse
Elle atteint d’autant mieux la délicate ivresse.

La nuit, en résumé, eut son cours admirable
Et la fée épuisa le vagabond aimable
Mais il dut repartir après une semaine
Son destin l’emmenant vers la ville lointaine.
La fée raconta tout aux copines du coin
Qui logèrent tout passant capable de doux soins
Certaines furent comblées d’autres moins exaltées
Ne furent pas assez plaisamment survoltées
L’oralité gourmande exigeant un savoir
Que tout le monde hélas ne peut toujours avoir.

À l’entrée du village on conçut un octroi
Tous ceux voulant entrer, pour en avoir le droit,
Devaient tirer la langue afin que sa longueur
Puisse être mesurée en jugeant sa vigueur

Certaines fées se plurent avec les mieux pourvus
De ce bel appendice caressant et charnu
Certaines langues courtes ayant l’art et le style
Purent obtenir le poste de précurseurs habiles
Mais le tri fut sévère et le manque d’émoi
Fit exclure du village tout sot, tout maladroit.

Les ans ayant passé, au centre du village,
Vint une statue d’homme au méritoire hommage
On l’avait remarqué au café de la place
Quand, au comptoir debout, il prenait une tasse
Du breuvage fumant et noir chaque matin
Il était surnommé le divin Célestin
Il était singulier et avec nonchalance
Tout en tirant langue avec quelque indécence
Il montrait le pouvoir de son lingual outil
S’en servant pour lisser ses généreux sourcils.


Sacré langue
Hummmm
 

Saoirse

Grand poète
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10 Octobre 2019
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Je suis
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#4
On ne dira assez les vertus de la langue
Des affres et des transports sublime ambassadrice
Pour le chant le discours même la harangue
De la pensée des hommes elle est la traductrice

La votre et savoureuse et assez séductrice
Elle nous conte un usage qui se passe de mots
Quand plus bas que la tête elle fait son office
Et qu'elle met au corps des désirs infernaux

La dimension bien sur peut être captivante
Mais il y a aussi et l'art et la manière
Savoir où la placer et de façon savante
Faire couler le miel de la tendre rivière

Fort bien composé comme à votre habitude mon cher Peniculo
 

Moi

Grand poète
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Chez moi
Je suis
Une femme
Hors ligne
#5
Toujours avec talent et quelque peu grivoise votre plume nous assure d'une langue bien pendue
Et qui a su nous captiver et nous rendre gourmande de ce texte ma fois fort bien tourné. !🙃


👍👍👍👍👍👏Amitiés
 

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