Hors ligne
C’est une blessure au ventre du ciel
La mer tend sa peau ombreuse et vulnérable
semée d’éclats de chair vive
La ligne d’horizon boit cette pulpe ardente
juste perforée du vol éperdu des derniers oiseaux
Les vagues ouvrent leurs paumes noires
pour recueillir les ultimes gouttes de feu
Et c’est ainsi que le jour succombe
dans cette lente extraction de lumière
par une main invisible
pressant avec une douceur terrifiante
le jus d’un fruit immense
qui éclabousse le monde
Le soleil écrasé jusqu’au sang
La mer tend sa peau ombreuse et vulnérable
semée d’éclats de chair vive
La ligne d’horizon boit cette pulpe ardente
juste perforée du vol éperdu des derniers oiseaux
Les vagues ouvrent leurs paumes noires
pour recueillir les ultimes gouttes de feu
Et c’est ainsi que le jour succombe
dans cette lente extraction de lumière
par une main invisible
pressant avec une douceur terrifiante
le jus d’un fruit immense
qui éclabousse le monde
Le soleil écrasé jusqu’au sang