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Délire contemporain mais ronsardisant !
Mignonne méfie toi de la chose
Que ton doux voisin te propose
En disant qu’elle est sans pareille
Et que par tes soins préparée
Tu en aurais enamourée
En éventail les orteils
Surtout ne reste pas de glace
Fais lui je t’en prie une place
De te plaire elle a grand espoir
Car le désir de la nature
Jamais infiniment ne dure
Au plaisir il ne faut surseoir.
Si tu le voulais bien mignonne
Avant que l’ardeur l’abandonne
Exploite sa cupidité
Qui veut enchanter ta jeunesse
Avant que l’âge ne t’agresse
Et vienne ternir ta beauté.
Ah! Mon cher ta pensée dérive
L’époque maintenant nous prive
De toute logique amoureuse
On se limite au provisoire
À la limite du déboire
Où aux rencontres hasardeuses
Ronsard n’étant plus dans le vent
Les amours sont sans paravent
Aimer est rare exception
Rarement à plaire on s’entête
Puis l’on s’unit comme les bêtes
Et passagères sont les unions.
Et si par hasard advenait
Une sorte d’amoureux parfait
Un amant des plus méritoires
À empailler sans plus attendre
Une exception d’amour tendre
Il faudrait en conter l’histoire.
Car voyez vous en notre temps
Le temps est fait d’arrangements
L’oubli fait que le pire existe
Adam et Eve n’en parle guère
Mais le mal a gagné la guerre
Le serpent est toujours en piste.
Mignonne méfie toi de la chose
Que ton doux voisin te propose
En disant qu’elle est sans pareille
Et que par tes soins préparée
Tu en aurais enamourée
En éventail les orteils
Surtout ne reste pas de glace
Fais lui je t’en prie une place
De te plaire elle a grand espoir
Car le désir de la nature
Jamais infiniment ne dure
Au plaisir il ne faut surseoir.
Si tu le voulais bien mignonne
Avant que l’ardeur l’abandonne
Exploite sa cupidité
Qui veut enchanter ta jeunesse
Avant que l’âge ne t’agresse
Et vienne ternir ta beauté.
Ah! Mon cher ta pensée dérive
L’époque maintenant nous prive
De toute logique amoureuse
On se limite au provisoire
À la limite du déboire
Où aux rencontres hasardeuses
Ronsard n’étant plus dans le vent
Les amours sont sans paravent
Aimer est rare exception
Rarement à plaire on s’entête
Puis l’on s’unit comme les bêtes
Et passagères sont les unions.
Et si par hasard advenait
Une sorte d’amoureux parfait
Un amant des plus méritoires
À empailler sans plus attendre
Une exception d’amour tendre
Il faudrait en conter l’histoire.
Car voyez vous en notre temps
Le temps est fait d’arrangements
L’oubli fait que le pire existe
Adam et Eve n’en parle guère
Mais le mal a gagné la guerre
Le serpent est toujours en piste.