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Poème Et j'en ai ras mon bol du vide qu'on y met!

Peniculo

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#1
Et j'en ai ras mon bol du vide qu'on y met!

Voila je vous écris mais j’ai beaucoup à dire
Sans couvrir de grands mots une vaste ignorance
Je vais vous détailler sans le moindre sourire
Mon programme politique et ma grande espérance.

Je n’ai pas fait l’E.N.A donc loin d’être incapable
J’ai eu un vrai métier exigeant du labeur
La vie et ses problèmes furent toujours à ma table
On ne me payait pas autant qu’un sénateur.

N’étant pas avocat j’utilisais des mots
Assez peu équivoques étant très terre à terre
De la langue de bois refusant les copeaux
J’évitais de mentir restant dans la lumière.

Quoique j’aime les jeux, l’agréable paresse,
Je n’ai point postulé pour être député
Prendre l’argent du peuple est pire maladresse
Et c’est pour l’électeur la malhonnêteté.

Depuis bien des années je suis la politique
Lisant tout simplement l’information du jour
L’évolution des mœurs de la chose publique
Est devenue merdique je le dis sans détour.

La règle qui commande est partout le mensonge
Le pouvoir et la presse, les médias, l’opinion,
Baladent le votant au royaume des songes
Les menteurs prolifèrent on dirait des morpions.

Le monde d’aujourd’hui n’a plus besoin de maîtres
D’évidence Il lui faut de vaillants serviteurs
Le progrès excessif ne servant qu’à paraître
Le monde se suicide tué par trop d’erreurs.

On l’a vu, c’est vécu, tous les machins en "isme"
Sont des germes constants de déconnocratie
Et tous les grands nantis de droite ou du gauchisme
Ne sont que les voyous de l’inaptocratie.

Arrêter donc un peu messieurs les grands baveurs
De nous vendre des mots cachant la vérité
Vous êtes incompétents mais comblés de faveurs
Vous vous foutez du peuple, et des difficultés.

Il faut l’égalité la vraie celle qui se chiffre,
Le salaire justifié, la retraite normale,
Finis les avantages de celui qui s’empiffre
D’exonérations tant obscures que fiscales.

Il y a trop d’écart entre le tout petit
S’épuisant au travail quand il peut en avoir,
Et celui qui se sert étant déjà nanti
Sans servir son pays dont il détruit l’espoir.

Et trop de différence entre l’argent qui sert
À faire tourner le monde à combler ses besoins
Et les revenus louches de systèmes pervers
Déplaçant des fortunes qui n’ont pas de témoin.

Quelque soit le système il faudra reconstruire
En mettant au pouvoir de simples besogneux
Car trop de gens d’exploits veulent s’enorgueillir
Ignorant du travail l’astreinte, le sérieux.

Il nous faudra aussi dans ce monde technique
Prendre quelques savants en science de la vie
L’avocat et l’énarque en chimie et physique
Sont vides de savoir et disent des conneries.

Le vide d’aujourd’hui m’exaspère et me hante
Nous allons emmerder tant de nos descendants
Qu’il faut cesser le cri des lendemains qui chantent
Ou nous seront maudits par nos petits enfants.

Faisons rouler les chars ne tenant pas la route
Et leurs rois fainéants dans de boueuses failles
Chacun doit ici bas pouvoir gagner sa croûte
Car le nerf de la paix c’est toujours le travail.

Pour pouvoir prévenir les coupables erreurs
Il nous faudra créer comme en grande surface
Un service après vente virant les incapables
Donnant au choix du peuple un nécessaire espace.

Un S.A.V. actif, une obligation
Notant les capitaines du bateau de l’état
Donnant le droit constant à notre nation
De virer l’incapable s’il commet des dégâts.

La voie référendaire qui en ce qui nous touche
Prendra le sentiment qui est majoritaire
Fera du miel d'état déserter quelques mouches
Si au bienfait commun le cap devient contraire.

Enfin si par miracle on était raisonnable
On cesserait enfin de pondre trop de lois
Les juristes s’y perdent, ce qui plaît au coupable
Qui s’en tire toujours, mauvaise ou bonne foi


Admettons par exemple que pour faire une loi
Il faille en détruire une inutile et vieillotte
Le nombre est donc constant et le code gaulois
Ne serait plus lesté de vieilleries idiotes.

Si vous ne croyez pas utile de réagir
Sachez que vous aurez un beau jour trop d’averses
Que plus passe le temps moins l’on peut retenir,
Les cruautés prochaines de maintes pluies perverses.






 

Ravel

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#3
bonsoir Peniculo. merci pour votre poème message ,et comprend qui veux comprendre. moi, nous, nous avons compris ce que vous dites et plus encore, ce qui est écrit invisiblement entre les lignes. que de véritésssss! j'espère que nous serons nombreux à vous remercier pour avoir écrit ce que beaucoup ne savent pas faire! Bravo ! je vous présente mes félicitations et mon amitié.
 
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