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Fable de la lettre égarée ...
Une lettre égarée est un triste sujet
Si mise en un tiroir cette belle écriture
Vient cacher le récit d’une tendre aventure
Qui d’un doux sentiment pourrait être l’objet.
Si en la lettre on voit un flot de caractères
Créant des mots n’ayant rien de bien mémorable
On peut considérer que non indispensable
Elle ne méritait pas qu’on en fit un mystère.
Une lettre parfois ayant quelque intérêt
C’est en la relisant que le lecteur s’enchante
Venue de fine plume on la trouve charmante
Le cœur y découvrant quelque bonheur concret.
Vous me direz sans doute une lettre c’est peu
Mais venant à manquer elle peut changer tout
Donnant au quotidien un supplément de goût
Le distrait la perdant en sera malheureux.
Poètes ou lettrés vous font une révolte
Si pour la retrouver ils perdent patience
Car l’écrit espéré est plus qu’une présence
Et ne saurait laisser son lecteur désinvolte.
Si un sort malheureux a fait que l’on égare
Cette lettre parfois jugée indispensable
De la récupérer il faut être capable
Ne pas la retrouver attriste et désempare.
Quand construisant de mots un superbe édifice
L’affaire devient complexe elle devient désir
Il eut fallu sans doute la couver la saisir
Afin que dans l’oubli jamais elle ne glisse.
Quant en l’écrit discret quelque secret s’abrite
L’égarer vous jouerait un bien déplaisant tour
Car si l’encre détient quelques doux mots d’amour
Ne pas la retrouver subitement irrite.
Léopoldine ayant mal rangé mal ses affaires
Égara par mégarde un court écrit d’amour
Assez peu attentive à ses mots de velours
En tiroir de bureau la lettre dut se taire.
Trop vite lus les mots quittèrent son esprit
Or voulant revenir sur sa brève lecture
La logique méthode ignorant sa nature
Elle ne trouva plus où était cet écrit.
Elle en eut du souci l’auteur broyant du noir
Sombrant dans la tristesse attendant un retour
Osa d’un madrigal lui reparler d’amour
La belle en explora le tout de ses tiroirs.
La lettre retrouvée était hélas tachée
Le café du matin ayant le grand défaut
De cacher quelques mots là où il ne le faut
La dame en fut émue et quelque peu fâchée.
Et donc en hypocrite elle osa faire croire
Qu’un accident hélas s’était rendu coupable
D’effacer sa missive aux sentiments aimables
Que sa servante était la cause de l’histoire.
Philosophe quelque peu l’amoureux de la dame
Se dit que le prétexte était fallacieux
La servante en revanche ayant charmé ses yeux
Alluma en son cœur le début d’une flamme.
"L’égareuse" de lettre assimila trop tard
Que lecture trop brève était sans avantage
Qu’un ordre insuffisant causait quelque dommage
Et l’aimable servante eut droit à maints égards.
Ce fut elle qui alors se trouva épousée
Léopoldine hélas privée de sentiment
Vint à se comporter plus attentivement
Ses lettres furent alors dans l’ordre remisées.
La morale est sévère or les oublis parfois
Apportent du bonheur aux heureuses mémoires
Retrouver une lettre omise en un tiroir
Aurait pu empêcher un détestable exploit !
Ainsi l’attention que méritent les choses
Peut effacer ou non un terrible destin
Une lettre en oubli a été c’est certain
Un chemin qui mena vers une apothéose.
Mais le sort s’en mêlant elle changea l’issue
D’une histoire de cœur devenue bénéfique
Rangez donc vos courriers de façon méthodique
Qui égare ses écrits n’a jamais le dessus.
Depuis Léopoldine apprenant à classer
Garde de tout amant les courriers amoureux
Mais ne sachant choisir qui donc écrit le mieux
Elle ne sait toujours pas avec qui se caser !
Une lettre égarée est un triste sujet
Si mise en un tiroir cette belle écriture
Vient cacher le récit d’une tendre aventure
Qui d’un doux sentiment pourrait être l’objet.
Si en la lettre on voit un flot de caractères
Créant des mots n’ayant rien de bien mémorable
On peut considérer que non indispensable
Elle ne méritait pas qu’on en fit un mystère.
Une lettre parfois ayant quelque intérêt
C’est en la relisant que le lecteur s’enchante
Venue de fine plume on la trouve charmante
Le cœur y découvrant quelque bonheur concret.
Vous me direz sans doute une lettre c’est peu
Mais venant à manquer elle peut changer tout
Donnant au quotidien un supplément de goût
Le distrait la perdant en sera malheureux.
Poètes ou lettrés vous font une révolte
Si pour la retrouver ils perdent patience
Car l’écrit espéré est plus qu’une présence
Et ne saurait laisser son lecteur désinvolte.
Si un sort malheureux a fait que l’on égare
Cette lettre parfois jugée indispensable
De la récupérer il faut être capable
Ne pas la retrouver attriste et désempare.
Quand construisant de mots un superbe édifice
L’affaire devient complexe elle devient désir
Il eut fallu sans doute la couver la saisir
Afin que dans l’oubli jamais elle ne glisse.
Quant en l’écrit discret quelque secret s’abrite
L’égarer vous jouerait un bien déplaisant tour
Car si l’encre détient quelques doux mots d’amour
Ne pas la retrouver subitement irrite.
Léopoldine ayant mal rangé mal ses affaires
Égara par mégarde un court écrit d’amour
Assez peu attentive à ses mots de velours
En tiroir de bureau la lettre dut se taire.
Trop vite lus les mots quittèrent son esprit
Or voulant revenir sur sa brève lecture
La logique méthode ignorant sa nature
Elle ne trouva plus où était cet écrit.
Elle en eut du souci l’auteur broyant du noir
Sombrant dans la tristesse attendant un retour
Osa d’un madrigal lui reparler d’amour
La belle en explora le tout de ses tiroirs.
La lettre retrouvée était hélas tachée
Le café du matin ayant le grand défaut
De cacher quelques mots là où il ne le faut
La dame en fut émue et quelque peu fâchée.
Et donc en hypocrite elle osa faire croire
Qu’un accident hélas s’était rendu coupable
D’effacer sa missive aux sentiments aimables
Que sa servante était la cause de l’histoire.
Philosophe quelque peu l’amoureux de la dame
Se dit que le prétexte était fallacieux
La servante en revanche ayant charmé ses yeux
Alluma en son cœur le début d’une flamme.
"L’égareuse" de lettre assimila trop tard
Que lecture trop brève était sans avantage
Qu’un ordre insuffisant causait quelque dommage
Et l’aimable servante eut droit à maints égards.
Ce fut elle qui alors se trouva épousée
Léopoldine hélas privée de sentiment
Vint à se comporter plus attentivement
Ses lettres furent alors dans l’ordre remisées.
La morale est sévère or les oublis parfois
Apportent du bonheur aux heureuses mémoires
Retrouver une lettre omise en un tiroir
Aurait pu empêcher un détestable exploit !
Ainsi l’attention que méritent les choses
Peut effacer ou non un terrible destin
Une lettre en oubli a été c’est certain
Un chemin qui mena vers une apothéose.
Mais le sort s’en mêlant elle changea l’issue
D’une histoire de cœur devenue bénéfique
Rangez donc vos courriers de façon méthodique
Qui égare ses écrits n’a jamais le dessus.
Depuis Léopoldine apprenant à classer
Garde de tout amant les courriers amoureux
Mais ne sachant choisir qui donc écrit le mieux
Elle ne sait toujours pas avec qui se caser !