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Poème Homo sapiens / Homo poeticus

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#1
Homo sapiens / Homo poeticus


Un éléphant une éléphante aimant danser,
Du tango argentin déclinaient les figures,
Osant maintes finesses et sachant nuancer.
Ils transpiraient un peu bien que sous les ramures.

La chaleur devenant quasi insupportable
Ils se rendirent alors au bord d’un doux ruisseau
Où l’onde sans soleil faisait plus supportable
Le climat de l’Afrique où il fait toujours beau.

Tentés par un tapis de plaisants nénuphars
Ils esquissèrent sur lui des figures si belles
Que Terpsichore ravie anima sa fanfare
Et que les spectateurs vinrent en ribambelles.

Un singe, humanoïde, ayant lu un peu trop
Clama qu’il était sot de croire aux pachydermes
Dansant sur ces fragiles et flottants végétaux.
Dire qu’ils ne sombraient pas n’était que balivernes.

On l’écouta un peu il connaissait Newton
La gravitation lui semblait explicable
Et sur des nénuphars si l’on mettait des tonnes
La nage salvatrice était inévitable.

Un autre prétendait que tout était possible.
Sur une toile d’araignée il avait vu
Un éléphant sportif, mais cependant sensible,
Donner, se balançant, un spectacle imprévu.

Le temps régla la chose et les singes se firent
Des homo "quelque chose" sapiens ou stupidus
La logique à certains parut seule suffire
Mais d’autres réclamèrent quelques clartés en plus.

D’un coté l’on avait de délicates têtes
Conservant des nuages un peu d’imaginaire
De l’autre on entassa ceux n’étant pas poètes
Prétendant la raison au bonheur nécessaire.

Passant par là, Pascal avoua sans attendre
Que l’imagination est folle du logis,
Qu’on ne saurait garder l’esprit ou le cœur tendre
Sans garder en pensée un soupçon de magie.

Il faut que l’on soit sage avec sobriété
Souffla Alceste un jour à l’excès de rigueur
Laissez aux éléphants la grande liberté

De se poétiser si là est leur bonheur !
 

CLARI

Maître poète
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#3
"Des homo "quelque chose" sapiens ou stupidus"

Les stupidus ne manquent certes pas, ils ont bien proliféré.

J'ai bien aimé cette fable éléphantesque...
A relire et à méditer...
 
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#4
Homo sapiens / Homo poeticus


Un éléphant une éléphante aimant danser,
Du tango argentin déclinaient les figures,
Osant maintes finesses et sachant nuancer.
Ils transpiraient un peu bien que sous les ramures.


La chaleur devenant quasi insupportable
Ils se rendirent alors au bord d’un doux ruisseau
Où l’onde sans soleil faisait plus supportable
Le climat de l’Afrique où il fait toujours beau.


Tentés par un tapis de plaisants nénuphars
Ils esquissèrent sur lui des figures si belles
Que Terpsichore ravie anima sa fanfare
Et que les spectateurs vinrent en ribambelles.


Un singe, humanoïde, ayant lu un peu trop
Clama qu’il était sot de croire aux pachydermes
Dansant sur ces fragiles et flottants végétaux.
Dire qu’ils ne sombraient pas n’était que balivernes.


On l’écouta un peu il connaissait Newton
La gravitation lui semblait explicable
Et sur des nénuphars si l’on mettait des tonnes
La nage salvatrice était inévitable.


Un autre prétendait que tout était possible.
Sur une toile d’araignée il avait vu
Un éléphant sportif, mais cependant sensible,
Donner, se balançant, un spectacle imprévu.


Le temps régla la chose et les singes se firent
Des homo "quelque chose" sapiens ou stupidus
La logique à certains parut seule suffire
Mais d’autres réclamèrent quelques clartés en plus.


D’un coté l’on avait de délicates têtes
Conservant des nuages un peu d’imaginaire
De l’autre on entassa ceux n’étant pas poètes
Prétendant la raison au bonheur nécessaire.


Passant par là, Pascal avoua sans attendre
Que l’imagination est folle du logis,
Qu’on ne saurait garder l’esprit ou le cœur tendre
Sans garder en pensée un soupçon de magie.


Il faut que l’on soit sage avec sobriété
Souffla Alceste un jour à l’excès de rigueur
Laissez aux éléphants la grande liberté

De se poétiser si là est leur bonheur !

Une envolée poétique lourde de sens et si légère à lire, de toute beauté ! Majestueuse ! On peut dire que tu ne trompes pas ton monde de poésie féérique !

Ils sont si fascinants, une des plus belle société au monde !

Les éléphants vivent dans une société matriarcale et cela fonctionne si bien depuis plus de sept millions d'années, , un éléphant qui perd sa compagne reste près du corps huit jours et la pleure à chaudes larmes !
homo "quelque chose" sapiens ....Stupidus, Assassinus !

Encore merci péniculo pour cet écrit, un de mes favori !

JJ

Le Cimetière Des Eléphants par Eddy Mitchell
C'est pas perdu puisque tu m'aimes
Un peu moins fort, un peu quand même
J'suis ta solution sans problème
Gadget évident
Mais toi maintenant
Tu veux plus jouer
Y faut m'garder
Et m'emporter

J'suis pas périssable
J'suis bon à consommer
Te presses pas tu as tout l'temps
D'm'emmener au cimetière des éléphants

Y faut m'garder
Et m'emporter


J'prendrai pas trop d'place
Promis, craché, juré
Quand j'serai vieux


J'te f'rai le plan
D'chercher le cimetière des éléphants

Y a des souvenirs quand on les jette
Qui r'viennent sans faute dans les maux d'tête
Faut pas qu'je pleure pour qu'tu m'regrettes
Côté sentiment
J'suis pas pire qu'avant
Solvable à mi-temps
Mais faut m'garder
Et m'emporter

Je sais qu'j'ai plus l'droit au crédit renouvelé

J'suis dans l'safari partant
Mourir au cimetière des éléphants
 

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