Hors ligne
Les montagnes ont des paupières cousues de neige
Les vallons gardiens des brumes âmes légères
enlacent de leurs flancs de douces ténèbres
le lac noir dormant œil sans visage
Les rivières ont bu toute la mémoire des pierres
courent en abreuver les horizons lointains
Elen síla lúmenn’ omentielvo
Une étoile brille à l’heure de notre rencontre
Ô terre des landes anciennes
sous un dais de lunes en profond sommeil
où les tours veillent dans l’or des crépuscules
Le temps y respire lent et calme
et moi
femme aux doigts bleus
au cœur noyé de mille sanglots
je t’attends je t’espère
j’ordonne aux vents de gonfler tes voiles
à l’océan de dérouler ses flots dépourvus de colère
pour que tu me reviennes
avant l’heure qui dénoue les destins
Les vallons gardiens des brumes âmes légères
enlacent de leurs flancs de douces ténèbres
le lac noir dormant œil sans visage
Les rivières ont bu toute la mémoire des pierres
courent en abreuver les horizons lointains
Elen síla lúmenn’ omentielvo
Une étoile brille à l’heure de notre rencontre
Ô terre des landes anciennes
sous un dais de lunes en profond sommeil
où les tours veillent dans l’or des crépuscules
Le temps y respire lent et calme
et moi
femme aux doigts bleus
au cœur noyé de mille sanglots
je t’attends je t’espère
j’ordonne aux vents de gonfler tes voiles
à l’océan de dérouler ses flots dépourvus de colère
pour que tu me reviennes
avant l’heure qui dénoue les destins