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Poème La vieille charrue

Moïse Wolff

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#1


Une vieille charrue occultée par les herbes,
que seul le temps manie et use par l’ennui,
attire le regard, jouant de sa superbe,
penchée dans un sillon, corrodée par la pluie.

En aval un vieux puits, une chaîne et un seau,
ont pour ami le vent, délaissés par la soif.
Plus loin, une forge, une enclume, et un marteau
s’habillent d’une toile, que la tisseuse coiffe.

Les arts régnaient ici. J’entends encore leur chant,
lorsque la bigorne martelée résonnait.
Des roues en bois cerclées d’un acier de ruban,
cognaient sur le chemin recouvert de pavés.

Ne restent sous les chaumes que des âtres éteints,
des vieux clous dans les murs que le regard accroche.
Partout de la poussière que le temps assassin,
jours après semaines recouvre de son approche.

Des rosiers sauvages aux épines pointues
occupent l’espace qui leur fut interdit.
Et le lierre escalade les murs qui étaient nus.
Le village désormais est logé par l’oubli.

Seuls le vent et la pluie sont restés à demeure.
Des volets animés par des mains invisibles
jouent sur leurs gonds rouillés qui grincent et se meurent.
Un peu plus chaque jour, le temps ronge sa cible.

Moïse Wolff
6 Novembre 2015
© texte protégé​
 
Dernière édition:

Moïse Wolff

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#2
PREMS


une description fidéle plus vraie que nature

des vers bien parlants

assurément un partage épatant!!


J'ai travaillé la terre avec une telle charrue!!



amitiés



RP
Bonsoir RP, j'ai effacé et réécrit ce poème qui était un peu plus long et sans doute ambiguë pour certains, je gage que cette fois ci il sera sans anicroche aucune...je m'excuse pour ceux qui étaient venus le commenter lors de sa parution première. Merci de ton passage homme de la terre, j'ai grandi dans une famille de fermiers, j'ai également manié le soc avec le percheron pour tracteur (une vraie force de la nature)

Amicalement votre

Moïse
 
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#6
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Une vieille charrue occultée par les herbes,
que seul le temps manie et use par l’ennui,
attire le regard, jouant de sa superbe,
penchée dans un sillon, corrodée par la pluie.

En aval un vieux puits, une chaîne et un seau,
ont pour ami le vent, délaissés par la soif.
Plus loin, une forge, une enclume, et un marteau
s’habillent d’une toile, que la tisseuse coiffe.

Les arts régnaient ici. J’entends encore leur chant,
lorsque la bigorne martelée résonnait.
Des roues en bois cerclées d’un acier de ruban,
cognaient sur le chemin recouvert de pavés.

Ne restent sous les chaumes que des âtres éteints,
des vieux clous dans les murs que le regard accroche.
Partout de la poussière que le temps assassin,
jours après semaines recouvre de son approche.

Des rosiers sauvages aux épines pointues
occupent l’espace qui leur fut interdit.
Et le lierre escalade les murs qui étaient nus.
Le village désormais est logé par l’oubli.

Seuls le vent et la pluie sont restés à demeure.
Des volets animés par des mains invisibles
jouent sur leurs gonds rouillés qui grincent et se meurent.
Un peu plus chaque jour, le temps ronge sa cible.

Moïse Wolff
6 Novembre 2015
© texte protégé
Je reconnais toutes ces choses et ce métier qui ma parle ; mon arrière grand père étant charron
Merci de ce beau partage Moïse
Amicalement
Gaby
 

Moïse Wolff

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#9
Magnifique poème plein de nostalgie. J'adore
Merci du partage
Merci Maestro pour votre lecture, votre avatar est saisissant, votre réaction donne raison à la théorie de Darwin, votre espèce a évolué, puisque vous écrivez pour me commenter, c'est formidable, sourire amicale
(humour bon enfant) je précise, j'ajoute que je viendrais vous lire.

Amicales pensées
Moïse
 

Moïse Wolff

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#11
Je reconnais toutes ces choses et ce métier qui ma parle ; mon arrière grand père étant charron
Merci de ce beau partage Moïse
Amicalement
Gaby
Bonsoir chère Gaby, j'ai gardé un vieux réflexe partout où je vais je ramasse une poignée de terre meuble des champs pour la toucher et la sentir, la terre en dit long sur elle à qui sait la caresser...
Merci de ta venue commentée :)

Amicalement
Moïse
 

o

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#12
Joli soir cher Moïse

A chaque fois que je te lis ... je me sens gagnée, comme imprégnée du charme des ces temps que l'ont dit anciens.
Chez toi ... ils revivent pour mon plus grand bonheur.

Bien à toi

Rose ***
 

Moïse Wolff

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#13
Bonjour Moïse,

Tu as su ici évoquer brillamment cette âme d'un lieu de vie abandonné.

Merci pour ce partage
Belle journée
Amitiés
Pierre
Bonjour Pierre, ces lieux ont gardé l'emprunte des âmes, mais, rien n'est tout à fait abandonné, puisque la nature a repris ses droits, merci de ta visite appréciée.

Amitiés
Moïse
 

CLARI

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#15
Nous sommes nombreux à avoir des origines paysannes.
Je suis très touchée par ce lieu abandonné qui garde son âme.
Lieu hanté par le travail et la sueur des hommes et des femmes
La nature a repris ses droits : rosiers, ronces et sauvages lianes...

Magnifique plongée dans le passé.
Merci !
 

Moïse Wolff

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#16
Joli soir cher Moïse

A chaque fois que je te lis ... je me sens gagnée, comme imprégnée du charme des ces temps que l'ont dit anciens.
Chez toi ... ils revivent pour mon plus grand bonheur.

Bien à toi

Rose ***
Merci Rose, je suis heureux de t'avoir fait voyager dans ces moments anciens, ceux de nos parents ou grands parents quand ils vivaient avec l'air du temps des moissons, un temps révolu ou prou.

Amicale pensée
Moïse
 

o

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#17
Merci Rose, je suis heureux de t'avoir fait voyager dans ces moments anciens, ceux de nos parents ou grands parents quand ils vivaient avec l'air du temps des moissons, un temps révolu ou prou.

Amicale pensée
Moïse
Merci à toi surtout cher Moïse
J'aimerais tant revenir en arrière ... les âmes étaient charitables et soleilleuses, on faisait sa BA ... les propos échangés étaient si chatoyants ...

Bien à toi

Rose ***
 
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#18
j'apprécie ma lecture, ce temps que l'on présenterait aujourd'hui en expositions noir et blanc savait transmettre les savoir-faire. Et savait faire savoir-faire. Sans être réac, ni nostalgique, la vie pouvait être plus saine...
 
V

vastevue

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#19
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Une vieille charrue occultée par les herbes,
que seul le temps manie et use par l’ennui,
attire le regard, jouant de sa superbe,
penchée dans un sillon, corrodée par la pluie.

En aval un vieux puits, une chaîne et un seau,
ont pour ami le vent, délaissés par la soif.
Plus loin, une forge, une enclume, et un marteau
s’habillent d’une toile, que la tisseuse coiffe.

Les arts régnaient ici. J’entends encore leur chant,
lorsque la bigorne martelée résonnait.
Des roues en bois cerclées d’un acier de ruban,
cognaient sur le chemin recouvert de pavés.

Ne restent sous les chaumes que des âtres éteints,
des vieux clous dans les murs que le regard accroche.
Partout de la poussière que le temps assassin,
jours après semaines recouvre de son approche.

Des rosiers sauvages aux épines pointues
occupent l’espace qui leur fut interdit.
Et le lierre escalade les murs qui étaient nus.
Le village désormais est logé par l’oubli.

Seuls le vent et la pluie sont restés à demeure.
Des volets animés par des mains invisibles
jouent sur leurs gonds rouillés qui grincent et se meurent.
Un peu plus chaque jour, le temps ronge sa cible.

Moïse Wolff
6 Novembre 2015
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J'aime vous lire.
Ecriture soignée et toujours consistante.
Merci pour ce plaisir.
 

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#20
joli jour chère Moïse

je viens faire mon méa culpa

je viens ton poème en coup de coeur
il n'est jamais trop tard pour bien faire ... " sourire"

Bien à toi

Rose *** fatiguée qui ne s'est pas montrée trop réactive ( la honte ! )
 

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