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L’abri du verbe
D’abord, il crut pouvoir se fondre dans le soir,
Mais nul ne remarquait sa présence effacée ;
La rose devant lui semblait déjà passée,
Un Judas sans apôtre errait là dans le noir.
Il sentit sur son cœur s’installer un glas noir,
Alors il s’échappa dans des contrées rêvées,
Où par magie les mots, sur ses plaies délavées,
Faisaient naître une aurore en revers à l'espoir.
Ses vers furent bientôt refuge inviolable,
Un abri contre tous, contre l’inexorable,
Où l’exil devenait une étrange beauté ;
Dans la lueur du verbe il oublia sa peine,
Il retrouva le goût d’une âme plus sereine :
La poésie ainsi peut tout ressusciter.
05 septembre 2026
D’abord, il crut pouvoir se fondre dans le soir,
Mais nul ne remarquait sa présence effacée ;
La rose devant lui semblait déjà passée,
Un Judas sans apôtre errait là dans le noir.
Il sentit sur son cœur s’installer un glas noir,
Alors il s’échappa dans des contrées rêvées,
Où par magie les mots, sur ses plaies délavées,
Faisaient naître une aurore en revers à l'espoir.
Ses vers furent bientôt refuge inviolable,
Un abri contre tous, contre l’inexorable,
Où l’exil devenait une étrange beauté ;
Dans la lueur du verbe il oublia sa peine,
Il retrouva le goût d’une âme plus sereine :
La poésie ainsi peut tout ressusciter.
05 septembre 2026