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Poème L’Ennui sur le mont chauve

Peniculo

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#1
L’Ennui sur le mont chauve


Ô rage, ô désespoir , ô tristesse ennemie
Vous épiler ma chère est affreuse infamie
La perte du velours sur ce doux promontoire
Est une fantaisie vous menant au déboire

Et vous m'en voyez mou comme moelle de sureau
La fourrure madame est suprême cadeau.



Rhum l’unique objet de vos ressentiment
Rhum qui vous fit raser ce tendre enchantement
Rhum enfin que je hais quand mon âme déplore
Le départ du buisson dont la douceur s’adore.
Ah ! Laissez repousser ce cadeau naturel
Si vous me voulez voir redevenir sensuel.


Un rêve met en moi un chagrin qui le ronge
je n’ai point l’habitude de m’inquiéter d’un songe
Mais je vous vis ma chère sans le moindre velours
Rasée par un outil osant de vilains tours
Et la chose choquant ma brûlante nature
De verticalité je perdis la posture .


Maîtres ciseaux étant capables d’avatars
S’en vinrent sacrifier la beauté dont se pare
Le soyeux animal dont la douceur extrême
N’incite pas l’amour au bien triste carême
Et cette calvitie erronée je l’ espère
Affecte ma vigueur de façon éphémère.


C’est un roc c’est un pic voire une péninsule
Qui cisaille l’élan du désir majuscule
Vous vous fîtes épiler madame c’est ridicule
Car le désir décroît quand le velours recule
Il vous faudra attendre que le buisson repousse
L’envie face au désert subitement s’émousse.



Voila ma chère en somme ma plainte du moment
On ne peut épiler cet exquis monument
Et ma passivité devant cette moisson
Indique le bonheur qu’apportent les toisons
Le baiser au velours le frôlement satin
Seront sans la nature abolis c’est certain


Et le doux préalable subtile gourmandise
N’aura plus bel effet sur la tendre entreprise
Le frôlement des doigts sur l’exquise parure
Cherchant l’intimité enchantant la nature
Sera désamorcé par la cruelle absence
d’une pilosité apte aux concupiscences


Et la douce caresse dues aux baisers gourmands
Ne pourra se griser de ce dépeuplement
Je vous dis au revoir la chose m’est cruelle
Votre charme caché soudainement chancelle
Mais sans le préambule aux intimes manières
Mes amours n’auront plus d’audaces altières.


Veuillez me rappeler quand le buisson en fête
Je pourrai en forêt reprendre ma conquête.




 
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