• Forum de Poésie. Postez vos poèmes, vos commentaires...
    Bienvenue à tous les poètes ! Forum de poésie, où tout le monde peut poster ses poèmes, mettre son avis sur les poèmes des autres et participer aux discussions !

Poème LES DIFFERENTS

Gonzague

Grand poète
Inscrit
16 Septembre 2019
Messages
1,126
J'aime
1,932
Points
178
Age
64
Localité
Nord et Dordogne
Je suis
Un homme
Hors ligne
#1
Propos d'un vampire​

​

Avant les lueurs crépusculaires d'un lever matutinal​

Je me retire dans la sombre crypte du château délabré​

Evitant les rais destructeurs d'un soleil éclatant​

​

Dormir le jour, tel est le sort funeste du rejeté de Dieu​

La malédiction éternelle d'un Mort-vivant à l'âme damnée​

​

Mon cœur est sec comme la pierre​

Et mon esprit est terne comme la cendre​

J'ai renié la foi pour acquérir l'immortalité ​

Car je ne pouvais pas supporter ​

La putréfaction programmée du corps​

​

J'ai signé de mon sang, les termes du marché​

Sur un parchemin en vélin, abandonné mon âme au malin ​

Afin d'éviter la fin décadente des mortels humains​

​

Le temps n'avait plus d'emprise, plus de poids ​

Sur mon existence de vampire, j'étais un anachronisme ​

Une anomalie sur la Terre​

​

Je n'avais qu'un seul but, me nourrir du sang capiteux​

Et enivrant de ces pauvres victimes, plantant mes crocs acérés​

Dans le cou palpitant des femmes qui se donnaient à moi ​

J'aimais ces veines rouges qui attendaient ​

Le baiser mortel de ma bouche avide​

​

Mais que vaut cet état si je n'ai plus de joies simples et heureuses ​

Celles que j'ai vécues quand j'étais un homme que l'on dit normal !​

​

Je suis un monstre ! N'enviez pas mon sort ! ​

N'ayez pas peur de la Mort, elle n'est qu'un passage ​

Pour moi, l'immortalité est pire que ma propre Mort !​

​

Et je m’endors dans mon cercueil avant le lever de l’astre de feu​

Pensant dans mes cauchemars à tous mes aïeux !​



​

Moi, le vampire​

​

J’ai choisi de mourir et renaître en vampire​

Fuir le jour et embrasser les mortels soupirs​

De la nuit, ne plus sentir la chaleur du corps​

Les émois du cœur, pour un avenir si gore.​

​

En un baiser mortel, tout en perdant mon âme​

Je survis par le sang, surtout celui des femmes​

Don Juan des enfers, les crocs si acérés​

Je les sens palpiter, leur regard sidéré.​

​

Et quand survient le noir, il est temps de partir​

De retourner dans mon cercueil, obscurs martyrs​

Que mes victimes, je prends leur vie, sans vergogne​

Pour oublier, la puanteur de ma charogne.​

​

Moi qui suis damné ! D’être immortel et vampire !​

Que m’importe la mort, les ravages du temps​

Car je ne peux point mourir, juste m’assoupir​

Je me vomis, de jouir d’un corps de mutant.​

​

Revoir poindre le jour d’un soleil éclatant​

Ressentir à nouveau les émois de mon cœur​

Je ne puis accéder à ces plaisirs si plaisants​

Condamné au sort, de souffrir d’un crève-cœur !​

​

J’ai voulu l’éternité, j’ai eu solitude​

Et l’enfer ! Dans ce caveau, pensant à ma vie​

Je n’avais que soupirs, tout était lassitude​

J’ai vendu mon âme à Satan, je suis maudit !​

​

Je pleure l’amour immortel, des larmes de sang​

Coulent le long de mes joues blanches et blafardes​

Car moi vampire ! J’ai perdu l’aimée, impuissant​

Quel cruel sort, j’en veux à mort à la camarde !​

​

Je me rappelle des folles nuits, d’aventure​

Quand nous allâmes à deux, les crocs aiguisés​

Mordre la chair savoureuse des créatures​

Plonger dans le cou des humains épuisés.​

​

Déguster ces succulents repas, ressentir​

Palpiter la vie qui part en quelques instants​

Tenir dans les bras, ces pauvres poupées de cire​

Hélas ! Ma compagne est partie vers le néant !​



Minuit



Minuit, je sors de ma torpeur crépusculaire

Je détends la mâchoire et muscles maxillaires

Un goût âpre dans la bouche, les incisives

Veulent sortir soudain de leur langueur oisive.



Etre vampire n'a pas de côté romantique

L'immortalité a cet aspect pathétique

La Mort embrasse la vie, de ses longs baisers

Fatals, elle n'a jamais l'esprit apaisé.



Chasse à l'humain, perpétuel rituel

Le travail artisanal, surtout manuel

J'aime planter les crocs aiguisés dans le cou

De mes proies qui meurent d'effroi à tous les coups.



Aucun sentiment, ce ne sont que des poupées

Que le garde manger et j'en fais mon souper

De succulents repas, parfois assaisonnés

De sang coagulé, jamais empoisonné !



Le forfait accompli, repu de l’élixir

La nuit m’appartient, c’est tout mon univers

Le royaume des ombres, aux visages de cire

Les corps exsangues ne sont que des faits-divers.



J’ai beau être un revenant, une créature

Aux mœurs si douteuses mais j’ai aussi un cœur

Même si cela n’est pas dans ma vraie nature

Aimer ! Pour les femmes, je n’ai point de rancœur.



Comment déclarer cet amour que j’ai en moi

Pourrais-tu chérir, moi qui donne que la mort

J’ai des sentiments qui me mettent en émoi

Cause perdue qui me laisse à mon triste sort !



Nosferatu​

​

Sur les terres sordides des peurs ancestrales​

Quand les lieux se couvrent de terribles ténèbres​

Ressurgissent soudain les craintes viscérales​

Les effrois, les tourments et les rites funèbres.​

​

Dans les sombres ruelles d'un village maudit​

Apparaît sortant des brumes, Nosferatu​

Le démon cherche sa proie au cœur d'un taudis​

L'enfant à l'âme pure et de grande vertu.​

​

Cruelle bataille entre le bien et le mal​

Que peut le vampire contre la main de Dieu​

Et dans chaque humain sommeille Nosferatu​

​

Elle va s'abattre sur la bête anomale​

Qui doit s'enfuir dans les profondeurs des cieux​

Car l'homme est avant tout un animal qui tue​



Ô toi !



Roulons-nous dans le lucre, stupre et la luxure

Que nos corps se mêlent, s'entremêlent, jouissent

Ils frémissent déjà au goût de nos morsures

Mord-moi ! Brutal, fougueux vampire les entrecuisses.



Abreuve-toi du nectar de mon doux calice

Tes baisers sataniques sont un pur délice

Je réclame tes caresses sur ma peau lisse

Ton ardeur démoniaque nous rend complices.



Que tes longs crocs acérés pénètrent ma chair

Aspire le suc brûlant qui te donne vie

Je fais don de ce sang, par amour mortifère

Ce fluide vital assure ta survie.



Accorde-moi la Mort car tu es un vrai mâle

Ô toi, mon bel immortel ! Fait de moi ta femme

Célébrons notre amour devant l'autel du mal

Que cette union ne meurt jamais dans les flammes !



 

Arthémis

Maître poète
Inscrit
22 Avril 2019
Messages
3,200
J'aime
5,333
Points
230
Localité
Toulouse
Je suis
Une femme
Hors ligne
#2
Tu es souvent un vampire dans tes poèmes Olivier, les vampires sont de bons suceurs, de sang, on est bien d'accord 😅😊
 
Dernière édition par un modérateur:

Membres en ligne

Aucun membre en ligne actuellement.
Haut