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Les mains de pierre
Mes doigts sont des sarments, des griffes de calcaire
Où la sève se fige en un nœud de douleur
La plume n’est plus qu’une intruse, un adversaire
Voulant forcer le trait d'un membre sans vigueur
L’articulation grince, un rouage de grès
L'alphabet se déforme en un raturage sourd
La pensée reste vive, un incendie secret
Mais le bras est de plomb, le poignet est trop lourd
Je regarde ces phalanges, ces outils de naufrage
Où l'os veut traverser le derme vermoulu
Le silence s'installe au milieu de la page
Comme un linceul blanc sur un rêve révolu Mes doigts sont des sarments, des griffes de calcaire
Où la sève se fige en un nœud de douleur
La plume n’est plus qu’une intruse, un adversaire
Voulant forcer le trait d'un membre sans vigueur
L’articulation grince, un rouage de grès
L'alphabet se déforme en un raturage sourd
La pensée reste vive, un incendie secret
Mais le bras est de plomb, le poignet est trop lourd
Je regarde ces phalanges, ces outils de naufrage
Où l'os veut traverser le derme vermoulu
Le silence s'installe au milieu de la page
Je suis le Sisyphe au poing de porcelaine
La pierre est dans ma paume et refuse l'élan
Le verbe est une source, une coulée de laine
Qui s'arrête au barrage d'un geste chancelant
Il ne reste que l'œil, ce témoin inutile
Regardant la défaite au bout du vieux parchemin
L'esprit reste vif, mais la chair est fragile
Le poète est vivant, mais il n'a plus de chemin
La pierre est dans ma paume et refuse l'élan
Le verbe est une source, une coulée de laine
Qui s'arrête au barrage d'un geste chancelant
Il ne reste que l'œil, ce témoin inutile
Regardant la défaite au bout du vieux parchemin
L'esprit reste vif, mais la chair est fragile
Le poète est vivant, mais il n'a plus de chemin