• Forum de Poésie. Postez vos poèmes, vos commentaires...
    Bienvenue à tous les poètes ! Forum de poésie, où tout le monde peut poster ses poèmes, mettre son avis sur les poèmes des autres et participer aux discussions !

Poème Nul ne peut effacer l'éveil d'un bruit qui court ......

Inscrit
19 Octobre 2018
Messages
3,805
J'aime
6,349
Points
173
Age
86
Localité
Orléans
Je suis
Un homme
Hors ligne
#1
Nul ne peut effacer l'éveil d'un bruit qui court
Et qui par la télé devient un long discours.


Ma foi, sur l’avenir, bien fou qui se fiera.
Tel qui viole une dame un jour s’en souviendra
Car si des ans passés il a bonne mémoire
Il deviendra c’est sûr ou coupable ou bien poire.
Avait-on abusé sans qu’elle soit complice
Avait-on exercé sur elle quelques sévices ?
La réponse est complexe le temps effaçant tout
On ne saurait trouver de la chose le bout.
Tous les violeurs n’étant par avance coupables
Laisser vieillir le fait le rendra détestable.

Mais son récit tardif peut froisser des septiques
Nul témoin n’ayant fait une exacte critique.
Les journaux et les juges en sortant de leur trou
Eurent à se soucier d’un procès peu ou prou.
Et voulant impliquer les uns et puis les autres
D’un bruit se dilatant devinrent les apôtres.
Du coupable possible il fallut faire état
D’autant que les journaux brodaient à tour de bras
Mais sans argent, l’honneur n’étant que maladie
Une presse en vendit une ample comédie.

Le quidam pouvait-il être vraiment coupable
D’avoir du fric à prendre était-il condamnable ?
La justice se souciant de l’éventuelle chose
Aux journaux du moment n’eut point sa porte close.
Qui aurait justes mots sur un pareil tintouin ?
Les juges désignés devaient en prendre soin.
Coupable ou innocent enfin vaille que vaille
Dans l’œil l’incriminé avait-il une paille ?
Bref il est bien trop tôt pour douter ou bien croire
Laissons le temps finir de broder cette histoire.

Mais n’oublions jamais Racine et les plaideurs
Redoutant que justice ait de possibles erreurs
Et restons étonnés que le temps qui s’effrite
Ressuscite des faits que le présent agite.
Qui veut voyager loin, ménage sa monture ;
Sans la faire galoper en sotte conjecture
Car nous serons jugés les uns après les autres.
Par ceux qui n’étant Dieu ne sont que des apôtres.
Ou je ne comprends rien. Ou le temps qui s’écoule
Permet de susciter de déplaisantes houles

Faut-il couper la tête à son coq de colère,
Avant d’avoir jugé s’il chante pour déplaire
Méfions nous des plaideurs dont le cas est banal
Mais dont les avocats se trouvent mis à mal.
Et puisque la justice s’occupe de l’affaire
Demandons à la presse de bien vouloir se taire.
Car de trop bavarder souvent elle est allègre
Même si le dossier des juges devient maigre.
Laissons juste balance établir la sentence
Et pour les bruits qui courent n’ayons qu’indifférence

Soyons comme Petit jean qui ne fait que bailler
Attendant le verdict usant son oreiller.
Que la justice vienne et sans excès d’histoire
Nous donne son avis juste et obligatoire
Qu’elle condamne alors ou bien qu’elle abandonne
La loi exigera qu’elle ne mente à personne.
Mais restons vigilants déterrer des affaires
Sature la justice de faits excédentaires.
Il faut rester lucide et sans perdre de temps
Ne punir les méfaits qu'avec discernement.
































 
Haut