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Poème Origine des troubles de l’histoire

Peniculo

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#1
Origine des troubles de l’histoire

Au temps où les marquis allaient chasser à cour
Les marquises esseulées s’ennuyaient tout le jour
Et la fatigue usant les chasseurs matineux
Le soir ils revenaient sans désir amoureux.

Les dames délaissées et dépourvues d’hommages
Décidèrent d’employer pour leurs plaisirs des pages
Et c’est après essais qu’ elles surent choisir
Les serviteurs zélés qui comblaient leurs désirs.

Des meilleurs aussitôt on vanta les ardeurs
De château en château ils furent fournisseurs
S’il manquait de talent victime de lassitude
L’apprenti s’entêtant poursuivait ses études

D’où le nombre croissant de jouvenceaux fidèles
Qui formés au château ne manquaient pas de zèle.
Mais les marquises étant lassées de la noblesse
Du doux prolétariat exigèrent des caresses.

Or les réputations étant à conserver
Les marquises des bruits durent se préserver
Et afin d’éviter de vilains bavardages
On dut débaptiser les plus valeureux pages.

Donc ils furent renommés et de façon hâtive
Par des textes appelés conventions collectives
Et devant respecter les devoirs les horaires
Les amants de ces dames exigèrent des salaires.

Vinrent des plannings fixés par un emploi du temps
Avec les jeux d’hiver les élans de printemps
Tous les rapprochements devenant mécaniques
Les étreintes devinrent ternes et automatiques.

Quelques attachements ayant plus d’envergure
Firent que certains acquirent le goût de la luxure
Et parfois des ententes quasi imprévisibles
Rendirent à la pudeur les amants insensibles

Seuls quelques politiques prétendant tout savoir
Oublièrent luxure et marital devoir
Au point que dévastés par manque d’exercice
De sotte gouvernance ils devinrent complices

Et bien sur leurs épouses assez peu visitées
Cherchèrent hors du ménage une complicité
Ainsi l’état devint un malade chronique
Et se fit encorner même la république !

Lors en quelques enclos où leur esprit fermente
Les élus ne sont plus qu’espèce décadente
Ils doivent être cocus leur humeur le reflète
L’urne étant leur souci madame fait la fête.

Et comme ils sont ignares des phrases amoureuses
Ils multiplient les mots et les promesses creuses
Puis l’âge les menant à quelque senescence
Parasitant le peuple ils deviennent nuisances.

Alors cocufiée la belle Marianne
Espère voir partir du pouvoir tous les ânes
Et se dit que peut-être une urne généreuse
Rendra la république du peuple soucieuse.


















 

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