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Poème Suite des formes poétiques [5/8]

Peniculo

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Suite des formes poétiques [5/8]​


Pastourelle :
La pastourelle est un genre poétique du Moyen Âge. Poème chanté, composé de strophes assonancées en nombre variable, il met en scène, en alternant dialogues et parties narratives, une tentative de séduction d'une jeune bergère par un chevalier.
La scène peut se terminer par un refus, un viol, ou une acceptation. Parfois, la bergère appelle à l'aide le paysan qu'elle aime, qui met en fuite le poursuivant.
Les pastourelles se déroulent dans une atmosphère printanière et érotique. Décrivant des amours charnelles et bucoliques, elles sont le le contre-pied de l'amour courtois.
Un exemple de pastourelle (mis en français de notre époque)
Début de L'autrier, jost'una sebissa, de Marcabru. Le poème est composé de septains d'octosyllabes, deux couplets successifs utilisant les mêmes rimes, selon la structure aaabaab, puis cccbccb pour les deux suivants, etc.

L'autre jour, près d'une haie,
je trouvai une pauvre bergère
pleine de gaieté et d'esprit ;
elle était fille de vilaine :
d'une cape, d'une gonelle (robe longue) et d'une pelisse,
vêtue, avec chemise de treillis,
souliers et chausses de laine.

Vers elle je vins dans la plaine :
« Jouvencelle, dis-je, aimable objet,
j'ai grand deuil que le vent vous pique ».
« Seigneur, dit la vilaine,
merci à Dieu et ma nourrice,
peu me chaut que le vent me décoiffe
car je suis joyeuse et en bonne santé ».

« Jouvencelle, lui dis-je, charmante créature,
je me suis détourné du chemin
pour vous tenir compagnie ;
une vilaine aussi jeunette que vous
ne peut, sans un aimable compagnon
paître tant de bétail
en pareil endroit, toute seule ! »

« Maître, dit-elle, qui que je sois,
Je sais reconnaître bon sens et folie ; » [...]


Poème autobiographique :

Le poème autobiographique est un genre littéraire s'apparentant à l'autobiographie, en vers et non en prose. Ce sont des textes brefs, des évocations fragmentaires. La visée esthétique et suggestive l'emporte sur le souci de vérité.
Exemple de Victor Hugo :

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Poésie en prose :

Le poème en prose est un genre littéraire poétique qui n’utilise pas les techniques de rimes, de versification et de disposition du texte traditionnel de la poésie, mais utilise des figures de style poétiques, en particulier : les tropes (métaphores, métonymies), les associations inhabituelles de mots (oxymore), les effets sonores et rythmiques (allitération, assonance, harmonie imitative, anaphore, chiasme) ou les ruptures de construction (parataxe, anacoluthe).
Suzanne Bernard, dans sa thèse Le Poème en prose de Baudelaire jusqu'à nos jours (Nizet, 1959) propose les critères suivants :
« Il s'agit d'un texte en prose bref, formant une unité et caractérisé par sa « gratuité », c'est-à-dire ne visant pas à raconter une histoire ni à transmettre une information, mais recherchant un effet poétique ».
Exemple : L’étranger :
- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? Ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis?
-Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! Qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!
Baudelaire (1869)
 

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