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Poème Terza Rima Veneziana

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#1
Terza Rima Veneziana


Pendant le carnaval, sous son masque, invisible,
La belle recherchait un compagnon joyeux
Qui serait pour la nuit du bal disponible.

Le voyant ou plutôt ne voyant que ses yeux,
Sous son loup élégant orné d’une turquoise
Etait-elle l’objet d’un regard amoureux.

Qui admirant son corps ensuite l’apprivoise ?
Était-elle le but d’un désir si puissant
Qu’il ne pense déjà qu’à la chose grivoise ?

Il vint jusqu’à sa main qu’il baisa galamment
Et son invitation au bal sur la place
Sonna à son oreille tel un enchantement.

Il dansait sans repos souriant avec grâce,
La dame dans ses bras avec désinvolture,
Sentant avec plaisir cet homme qui l’enlace,

Éblouissait ses yeux de sa jolie parure
Mais son danseur agile était si délicat
Qu’elle ne voulut pas tenter d’autre aventure

Elle finit la fête en restant dans ses bras.
Charmée par les paroles conquérant son oreille
Séduite elle accepta qu’il la raccompagnât

Et de sa bouche chaude à nulle autre pareille
Elle gouta des lèvres mille baisers gloutons
Laissant venir en elle le désir qui s’éveille.

Puis suivit son amant dont les doigts vagabonds
Dispensaient à sa peau des promesses frivoles
Et s’égaraient un peu sous ses soyeux jupons.

Sous la lune bleutée ils prirent une gondole
Puis tous deux enlacés et découvrant leur corps
Ils se firent bercer par une barcarole

En gémissant parfois d’un plaisir un peu fort,
Du jeune gondolier ne pouvant être vue,
Elle obtint du plaisir le captivant accord.

L’arrière d’un palais à l’entrée exiguë
Les emmena cacher leurs feux impatients
Dans une chambre obscure de velours revêtue

Où sans masque et ayant le noir pour confident
Ils s’adonnèrent nus à l’ultime luxure
Sans cesse relancés par l’envie les guidant.

Variant les envies, inventant la posture,
Du feu de la jouissance, aux fantasmes brûlants,
Ils finirent épuisés la lascive aventure

Et ayant achevé leurs partages gourmands
Dans les bras l’un de l’autre le désir assouvi
Ils dormirent peau à peau, visage souriant.

Le soleil s’infiltra et monta au midi
Ils restèrent inconnus ne pouvant pas se voir
Mais un signe discret à la belle ébahie

Montra que cet amant au merveilleux savoir
Dont les chaudes pratiques l’avaient tant éblouie
Et qui sut oser tant en l’aimant dans le noir

N’était que son timide et trop chaste mari.







 
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