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Hors ligne
Le délit de fuir notre vie commune
Je t'écris en ce jour cette lettre avant que tu me laisses
J'en suis désolé mais il le fallait avant de subir cette éternelle averse.
Les éclairs n'éclaireront plus les mêmes choses
La coup de foudre ne rugira plus pour les mêmes raisons
Errera le tonnerre dans les paysages et mon esprit
L'orage fera figurer ma rage et celui de ton errance enfin prise
Le soleil n'étincellera plus désormais vers le même horizon
Et la lune ne brillera plus que de sa face cachée morose
Tu ne seras plus, de mon unique et dernier recours, sous mon emprise
Ni de celles de ta santé, de ta propre famille, jour et nuit.
L'air te soufflera un vent de liberté et pour moi un tourbillon de tristesse
De tout nos émois n'en restera plus que notre mémoire
Qui se reflétera à présent dans nos pensées pour s'y échoir
Comme un miroir de ton besoin de prendre l'air et de m'y m'échapper
Saches que tu seras et demeureras à tout jamais mon éternelle princesse
Celle que je laisse enfin vivre sa vie et de fuir tout nos loupés.
Nous voyagerons maintenant que chacun de son côté
Nous aurons et verrons une semaine sur deux notre fille
Qui restera la seule et unique lien d'attachement de notre belle famille.
Une seule journée, une seule nuit, une seule sortie ailleurs
Mais passées sans toi ne me seront que des souffrances
Un temps perdu, même joyeux, est une déchirure du cœur
Ecartelé au rythme du tien qui revit au rythme d'un rouge écarlate
Malgré mes flatteries, tu pars et je me dilate et éclate
De ta lumière flamboyante emplie toujours d'espérance et de patience
Mais nous nous reverrons un jour ou l'autre, j'en suis persuadé.
Ta renaissance t'élève maintenant vers un amour serein et empirique
Qui t'enlève à moi et me rabaisse plus encore de ne pas te l'avoir offert et d'avoir déchu
De ma véritable fonction d'amant fou d'amour de toi depuis 20 ans
Je suis heureux si tout va bien de ton côté, pour ma part je suis déçu
De mes propres actions, mes non-dits ou mal dits, nos enfers te brisant
Peu à peu. Mes envies avec toi demeureront maintenant chimériques
Mais surtout n'ai aucun regret ni remord mais ne m'oublie pas
Pas tout de suite, ne t'en veux pas mais pense encore à nous et à moi.
Vas, vis et deviens celle que tu as toujours été mais que tu as toujours dû cachée
De peur de tourments, de représailles, je te souhaite le bonheur que tu mérites
Tu as toujours su être une femme et épouse brillante de ta lueur dorée
Vis à présent ta vie comme tu le souhaites mais pas trop vite
S'il te plaît, j'ai encore besoin de toi et je te vois partout
Même loin d'ici jusque dans mes rêves édulcorés de mes désirs les plus fous.
Tu t'éloignes désormais de moi mais je te sens toujours dans mes bras
Tu as l'intention de partir mais je nous verrai toujours dans le même lit
Tu te fais loin de moi, mais de rien je n'oublie rien de toi
De tes yeux verts qui m'ont ouvert tout notre univers et les cieux
A ton rire et sourire, tes lèvres jusqu'à ta langue savoureuse
De tes larmes de souffrances, de douleurs, de reproches et de joies
J'ai toujours essayé d'être présent du mieux possible avec envi
À tes côtés même si nous n'étions que rarement tous les deux
Mais l'amour d'aimer ne fait pas tout et vient
Le temps des résipiscences douloureuses
Ou de deux, puis trois, surgi le temps de n'être plus qu'un.
En moi me restera l'image de tes formes et ton corps voluptueux
A merveille, tant désiraient que je les désire et les désirerai à jamais
Je me fais mille interprétations rien qu'en fermant les yeux
Et mon cœur vibre d'amour, de craintes et de jalousies
Pour toi, pour ce que nous avons vécu et ce que tu vis désormais
Vivant dans le même lieu mais ne dormant plus ensemble
Ne vivant plus les mêmes sens érotiques ni la même harmonie
Tu sors plus, et plus librement qu'avant avec moi, et qui démembre
Chaque partie de mon corps, de ma chair, de mon cœur et de mon esprit
Le temps que nous avons pris dans tous les tourments de notre vie
A fait qu'aujourd'hui tu as pris le temps de me dire
Qu'entre nous c'est fini et que nous resterons malgré tout amis.
Désormais, je me terre dans les nuits les plus noires
Je me voyais rompre tous les amarres mais pas sans toi
Que je n'ai jamais voulu quitter même pendant nos coups de gueule
Mais c'est comme ça que veux-tu mais que puis-je faire pour te retenir
Tu as pris ta décision après les multiples ultimatums que tu as pu me dire
Mais que je n'ai jamais cru en essayant de devenir bégueule
Malgré tout, ça n'a pas marché et maintenant tu pars loin de moi
Pour connaître l'amour et la paix ailleurs, moi je ne vois que mes déboires.
C'est à présent ton choix et je me dois de le respecter
J'en suis en partie fautif, et d'ailleurs plus que toi, par mon tempérament
Souvent impulsif, même si je redescendais après mes coups verbaux
Sans injure ni menace et me priant de me pardonner
De mon caractère quelquefois désinvolte et violent
Mais toujours contre moi-même de te faire vivre tous ces maux.
Je te prie et te souhaite de surtout prendre soin de toi et d'être heureuse
Maintenant pars vite et ne te retourne pas
Ne vit pas dans le regret mais avance là où tu te vois aller
Pars, nous avons maintenant au moins réussi à avoir un enfant tant désiré
Après temps d'années d'attente, de souffrances et de nouvelles douloureuses
Pars. De mon côté j'attendrai toujours que tu reviennes vers moi.
Je n'en veux à personne si ce n'est la vie que tu as vécue
Et à moi-même qui a failli éteindre ta lumière mais ayant survécu
Je te donne toutes les raisons de vivre à présent tout ce que tu as pu manquer
A mes côtés et avec tes proches que nous n'avons pas su te préserver
Toute mon affection a agit au fur et à mesure comme une asphyxion
Je t'ai fait endurer pas mal de mes faux pas, mensonges et défauts
Nous avons toujours communiqué en dysfonction
Que ça a fait péter les fusibles et de bout en bout
De trouver un nouveau chemin et tout ce qu'il te faut
J'ai conscience de tout ce que je t'ai fait vivre que je te tendrai l'autre joue
Ce qui me permettra peut-être d'avancer de mon côté
Même si ça doit être sans toi, même si je serai toujours prêt
A t'accueillir, te recueillir, te consoler ne serait-ce qu'amicalement
Tu pourras tout me dire, des heures, des jours, des nuits
Je serai toujours présent pour tout et n'importe quoi sans ennui
Je garderai tout de nous en te faisant croire
D'avoir chasser tous mes amoureux et tendres sentiments
D'amour sempiternel pour toi et à jamais à ton égard.
En tout cas ne culpabilise en rien, ce texte n'est pas fait pour celà,
Et de toute manière tu n'es coupable de rien, c'est moi
En plus d'une autre peut-être aussi, qui en sont les coupables principaux
De toujours te juger pour tout et rien avec beaucoup de torts
Qui n'ont fait que de monter les tensions en toi et entre nous
J'avais pris quelques décisions personnelles de mon côté
Je te donnais aussi quelquefois des conseils pour toi mais
Je me suis dit que ce n'était pas à moi de rompre les rapports
Même si j'aurais dû montrer plus de ferveur et te soutenir encore plus
Mais j'étais aussi pris dans cette tourmente bouillonnante de mots et maux
Mais saches qu'avant toi, je m'y étais déjà détachée de ces remous
Je te l'avais dit et mentionné, mais c'était trop tôt encore, et il a fallu
De multiples rendez-vous psy pour qu'enfin t'en rendre compte
Qui a lancé ce combat complexe, difficile fastidieux
Et long, mais toujours te soutenant, pour que tout celà s'estompe
Pour qu'on soit enfin heureux, tu as su rompre ce lien matriarcal
Tu as gagné tellement de liberté et de joie d'être mère et nous, nous connaissant
Depuis si longtemps, trois ans d'amitié, puis plus encore à partir de nos 18 ans
Avec des hauts et beaucoup de bas sans vraiment prendre ma place
Tu as su vaincre également tes soucis de santé
Durement, patiemment avec angoisse mais toujours coriace
Que nous allions enfin vivre cet amour parental qui n'appartiendrait qu'à nous deux
Pour que finalement tu décides de briser les amarres entre nous
Maintenant et après tant de houles vaincues que vient ton choix que rien ne renoue...
Ce que je souhaite au fond de moi pour toi
Tu décides finalement de revenir suite à une rupture avec ton autre
Que tu pensais tellement vivre une renaissance amoureuse
Mais je ne sais pas vraiment si c’est dû à moi, ma dépression ou à vos sentiments propres
Que même toi tu ne sais plus vers où et avec qui, même seule, tu veux aller
Tu es perdue comme une adolescente lors de sa première rupture anguleuse
Mais quand tu étais avec moi, il te manquait, maintenant tout semble s’être voilé...
Sache que ta voie est toute tracée. A toi de décider du vrai chemin
A prendre. Moi, dans mon subconscient, j’aperçois déjà celui que tu prendras.
Tu as peur de me faire souffrir, mais tu souffres déjà
De rester ainsi, face à face, mais sans que soient liés nos mains...
Je sais que tu voudrais qu’on reste désormais des amis
Mais tu attends le bon moment de te l’avouer à toi-même et comment me l’annoncer
N’ai de crainte, oui, ça me fera mal, coûte que coûte, mais au fond de moi je le sais
Prends juste notre fille un temps soit peu, un peu plus avec toi
Le temps de digérer ta décision de partir loin de moi
Mais c’est ton choix, et si c’est pour que tu ailles mieux, je le conçois, c’en est ainsi.
Mon cœur et mon sang te disent que malgré tout je t’attendrai
Jour et nuit au fin fond de mes pensées jusqu’en mes rêves mêmes éveillés
Je t’envoie ces simples mots qui résonnent en mon pouls
Que tu pourras m’appeler où que tu soies et n’importe où
Sur cette Terre, je reviendrai à ta rencontre te retrouver
Même si ce n’est juste que pour parler avec quelqu’un et te consoler.
Je serai toujours cœur, corps et âme pour toi et à jamais
Mais ces simples mots te seront pour toujours destiner, je t’aime et t’aimerai
jusqu’à mon trépas. On aime qu’une seule fois véritablement
D’un amour fou et profond, et auprès de toi, j’en ai fait le plus pur des serments.
A être attentionné envers toi et contre tous qu’on en a perdu la route
Que tu recherches un autre désormais pour te sublimer passionnément
Autrement que j’ai su et ou pu faire depuis de si nombreuses et longues années
Que s’en ai devenu déroutant pour toi et me remplit de désarroi et de doutes
Je ne sais plus comment faire ni comment être pour te montrer mon plus pur grand amour
Pour toi, seulement toi, sans parler que d’amour, on en est plus à se le démontrer
Mais souvenons-nous à présent d’avoir franchi cette incommensurable
Mur. Toutefois, reviens-moi, j’ai besoin de toi et suis désirable
De ton corps, ton esprit, tout tes traits de caractère, des rires aux larmes, nuit et jour
Immensurables, que je voudrais encore contre moi les balançant.
Après, je sais que tu sais que de toute façon si tu pars tu me tueras
Quel que soit ton choix, soit de rester là, en le meilleur moment attendant
Soit de décider promptement de me quitter définitivement, je te perdrai dans tous les cas
Même s’il faut encore attendre pour que passe le vent et que passe le temps
Où tu me laisses ta décision planer au-dessus de mon crâne et dans mon cœur
Comme une Damoclès que je n’attends plus qu’elle perfore toutes mes peurs.
Dans tous les cas, je sais, je te connais et perçois que je te perds
Rien ne peut y faire, nous avons tellement vécu de choses et souvent amères.
Je n’aurai plus qu’en images ton corps dénudé dans nos grands draps blancs
Où nos silhouettes, nos chairs et organismes en profonds et divins orgasmes s’y mêlaient
S’y enlaçaient et s’y contre-balançaient aux rythmes de nos lèvres et langues s’embrassant
De nos organes respectifs, de ta magnifique poitrine, jusqu’à tes tétons de mes doigts titillant
De tes cuisses à l’entrecuisse, de ton nombril jusqu’à ton cou et tes oreilles les mordillant...
Que tu connaisses cela peut-être avec un autre, moi de toi jamais je n’oublierai
Et j’en fait à présent le serment, comme déjà lors de notre union, que jamais
Une autre que toi je me vois ni ne ressent l’envi de voir, de toucher, de goûter, de vivre et d’aimer.
Ta lettre de reconstruction conjugale
Sylvain,
20 ans partagés avec toi, ce n’est pas rien.
C’est la rencontre de deux adolescents qui arrivent aujourd’hui à l’aube de la quarantaine avec une histoire immense derrière eux.
La vie n’a pas été simple pour nous. Nous avons traversé beaucoup d’épreuves, et je pense qu’au fil du temps, le quotidien a fini par prendre le dessus sur notre élan amoureux.
Je suis tombée profondément amoureuse du jeune homme de 18 ans que tu étais. J’aimais nos discussions sur tout et rien, nos goûts communs, nos moments de rire, cette sensation de légèreté qu’on avait ensemble.
Tu m’as aussi appris la tendresse. J’aimais quand tu m’attirais contre toi, quand tu m’embrassais spontanément dans le cou ou sur la bouche. Et avec le recul, je regrette que la jeune fille que j’étais à l’époque, qui n’avait pas grandi avec un modèle affectif sain, n’ait pas toujours su accueillir cet amour-là. Je t’ai parfois repoussé, et je crois que petit à petit tu as perdu cet élan. Aujourd’hui, cette tendresse me manque énormément.
J’ai aussi compris avec le temps la place trop importante que ma mère a prise dans notre couple. Je n’ai pas su poser de limites suffisamment tôt, et je pense que cela a influencé beaucoup de nos choix de vie. Je le regrette sincèrement.
Aujourd’hui, je sais davantage ce que je veux : être libre de mes choix et construire ma vie autrement. Et j’aimerais aussi que tu apprennes à davantage t’affirmer, face aux autres mais aussi face à moi, parce que j’ai parfois eu l’impression que tu t’effaçais tellement que tu finissais par ne plus exister à tes propres yeux.
Notre parcours médical a aussi laissé beaucoup de traces. Le Crohn, la PMA, puis ton accident… toutes ces années ont été très lourdes émotionnellement. Et parfois, j’ai eu le sentiment de devenir davantage une patiente qu’une femme à tes yeux.
Je sais que tu m’as souvent dit que tu me trouvais belle et désirable, mais je crois qu’au fil du temps nous avons perdu une partie de notre connexion intime et émotionnelle.
Ton accident a également été un énorme bouleversement. J’ai eu le sentiment de perdre une partie de l’homme que tu étais avant, même si je sais aussi que ce traumatisme a profondément changé ta vie à toi en premier. Mais aujourd’hui, je vois que tu entames enfin une thérapie et que tu reprends progressivement ta place dans la vie active, et je pense sincèrement que cela peut être positif pour toi, pour nous, et pour ton estime de toi.
Il y a aussi des blessures dans notre histoire que je n’ai jamais réellement réussies à dépasser.
La bague de fiançailles lancée dans un moment de colère en me traitant de “poufiasse” m’a profondément marquée, même si tu as ensuite essayé de réparer ce moment.
Les échanges avec Camille puis avec Inès ont également laissé des traces très profondes en moi. Au moment de mon interruption médicale de grossesse, j’avais besoin d’un partenaire solide avec qui traverser cette douleur, et je crois qu’à ce moment-là nous nous sommes perdus tous les deux dans nos propres souffrances.
Je pense aussi que nous avons fini par fonctionner davantage comme une équipe qui gère le quotidien que comme un couple vivant réellement sa relation.
J’ai besoin aujourd’hui d’une communication plus saine et plus directe entre nous. J’ai besoin que nous puissions réellement nous dire les choses, prendre des décisions ensemble, former une vraie équipe où chacun existe pleinement.
J’ai aussi besoin de sentir chez toi davantage d’affirmation, de confiance en toi et de stabilité dans tes projets et tes décisions.
De mon côté, je sais aussi que j’ai des choses importantes à travailler. Je peux être dure, exigeante, sur les nerfs, peu démonstrative ou enfermée dans le quotidien. Et je comprends que cela ait pu te faire perdre confiance en toi ou te donner le sentiment de ne jamais être suffisamment bien.
Je crois sincèrement que tu es quelqu’un de profondément bon, intelligent, drôle et bienveillant, mais qui manque cruellement de confiance en lui.
Je ne dis pas que le chemin sera simple ni rapide. Je sais aussi que je t’ai profondément blessé avec Jérôme, et je comprends la douleur que cela a pu provoquer chez toi.
Mais malgré tout ce que nous avons traversé, 20 ans ne s’effacent pas comme ça.
Et aujourd’hui, j’aimerais croire qu’il est peut-être encore possible pour nous de reconstruire quelque chose de plus apaisé, plus vivant, plus sincère et plus heureux après toutes ces années d’épreuves.
Avec tendresse
Je t'écris en ce jour cette lettre avant que tu me laisses
J'en suis désolé mais il le fallait avant de subir cette éternelle averse.
Les éclairs n'éclaireront plus les mêmes choses
La coup de foudre ne rugira plus pour les mêmes raisons
Errera le tonnerre dans les paysages et mon esprit
L'orage fera figurer ma rage et celui de ton errance enfin prise
Le soleil n'étincellera plus désormais vers le même horizon
Et la lune ne brillera plus que de sa face cachée morose
Tu ne seras plus, de mon unique et dernier recours, sous mon emprise
Ni de celles de ta santé, de ta propre famille, jour et nuit.
L'air te soufflera un vent de liberté et pour moi un tourbillon de tristesse
De tout nos émois n'en restera plus que notre mémoire
Qui se reflétera à présent dans nos pensées pour s'y échoir
Comme un miroir de ton besoin de prendre l'air et de m'y m'échapper
Saches que tu seras et demeureras à tout jamais mon éternelle princesse
Celle que je laisse enfin vivre sa vie et de fuir tout nos loupés.
Nous voyagerons maintenant que chacun de son côté
Nous aurons et verrons une semaine sur deux notre fille
Qui restera la seule et unique lien d'attachement de notre belle famille.
Une seule journée, une seule nuit, une seule sortie ailleurs
Mais passées sans toi ne me seront que des souffrances
Un temps perdu, même joyeux, est une déchirure du cœur
Ecartelé au rythme du tien qui revit au rythme d'un rouge écarlate
Malgré mes flatteries, tu pars et je me dilate et éclate
De ta lumière flamboyante emplie toujours d'espérance et de patience
Mais nous nous reverrons un jour ou l'autre, j'en suis persuadé.
Ta renaissance t'élève maintenant vers un amour serein et empirique
Qui t'enlève à moi et me rabaisse plus encore de ne pas te l'avoir offert et d'avoir déchu
De ma véritable fonction d'amant fou d'amour de toi depuis 20 ans
Je suis heureux si tout va bien de ton côté, pour ma part je suis déçu
De mes propres actions, mes non-dits ou mal dits, nos enfers te brisant
Peu à peu. Mes envies avec toi demeureront maintenant chimériques
Mais surtout n'ai aucun regret ni remord mais ne m'oublie pas
Pas tout de suite, ne t'en veux pas mais pense encore à nous et à moi.
Vas, vis et deviens celle que tu as toujours été mais que tu as toujours dû cachée
De peur de tourments, de représailles, je te souhaite le bonheur que tu mérites
Tu as toujours su être une femme et épouse brillante de ta lueur dorée
Vis à présent ta vie comme tu le souhaites mais pas trop vite
S'il te plaît, j'ai encore besoin de toi et je te vois partout
Même loin d'ici jusque dans mes rêves édulcorés de mes désirs les plus fous.
Tu t'éloignes désormais de moi mais je te sens toujours dans mes bras
Tu as l'intention de partir mais je nous verrai toujours dans le même lit
Tu te fais loin de moi, mais de rien je n'oublie rien de toi
De tes yeux verts qui m'ont ouvert tout notre univers et les cieux
A ton rire et sourire, tes lèvres jusqu'à ta langue savoureuse
De tes larmes de souffrances, de douleurs, de reproches et de joies
J'ai toujours essayé d'être présent du mieux possible avec envi
À tes côtés même si nous n'étions que rarement tous les deux
Mais l'amour d'aimer ne fait pas tout et vient
Le temps des résipiscences douloureuses
Ou de deux, puis trois, surgi le temps de n'être plus qu'un.
En moi me restera l'image de tes formes et ton corps voluptueux
A merveille, tant désiraient que je les désire et les désirerai à jamais
Je me fais mille interprétations rien qu'en fermant les yeux
Et mon cœur vibre d'amour, de craintes et de jalousies
Pour toi, pour ce que nous avons vécu et ce que tu vis désormais
Vivant dans le même lieu mais ne dormant plus ensemble
Ne vivant plus les mêmes sens érotiques ni la même harmonie
Tu sors plus, et plus librement qu'avant avec moi, et qui démembre
Chaque partie de mon corps, de ma chair, de mon cœur et de mon esprit
Le temps que nous avons pris dans tous les tourments de notre vie
A fait qu'aujourd'hui tu as pris le temps de me dire
Qu'entre nous c'est fini et que nous resterons malgré tout amis.
Désormais, je me terre dans les nuits les plus noires
Je me voyais rompre tous les amarres mais pas sans toi
Que je n'ai jamais voulu quitter même pendant nos coups de gueule
Mais c'est comme ça que veux-tu mais que puis-je faire pour te retenir
Tu as pris ta décision après les multiples ultimatums que tu as pu me dire
Mais que je n'ai jamais cru en essayant de devenir bégueule
Malgré tout, ça n'a pas marché et maintenant tu pars loin de moi
Pour connaître l'amour et la paix ailleurs, moi je ne vois que mes déboires.
C'est à présent ton choix et je me dois de le respecter
J'en suis en partie fautif, et d'ailleurs plus que toi, par mon tempérament
Souvent impulsif, même si je redescendais après mes coups verbaux
Sans injure ni menace et me priant de me pardonner
De mon caractère quelquefois désinvolte et violent
Mais toujours contre moi-même de te faire vivre tous ces maux.
Je te prie et te souhaite de surtout prendre soin de toi et d'être heureuse
Maintenant pars vite et ne te retourne pas
Ne vit pas dans le regret mais avance là où tu te vois aller
Pars, nous avons maintenant au moins réussi à avoir un enfant tant désiré
Après temps d'années d'attente, de souffrances et de nouvelles douloureuses
Pars. De mon côté j'attendrai toujours que tu reviennes vers moi.
Je n'en veux à personne si ce n'est la vie que tu as vécue
Et à moi-même qui a failli éteindre ta lumière mais ayant survécu
Je te donne toutes les raisons de vivre à présent tout ce que tu as pu manquer
A mes côtés et avec tes proches que nous n'avons pas su te préserver
Toute mon affection a agit au fur et à mesure comme une asphyxion
Je t'ai fait endurer pas mal de mes faux pas, mensonges et défauts
Nous avons toujours communiqué en dysfonction
Que ça a fait péter les fusibles et de bout en bout
De trouver un nouveau chemin et tout ce qu'il te faut
J'ai conscience de tout ce que je t'ai fait vivre que je te tendrai l'autre joue
Ce qui me permettra peut-être d'avancer de mon côté
Même si ça doit être sans toi, même si je serai toujours prêt
A t'accueillir, te recueillir, te consoler ne serait-ce qu'amicalement
Tu pourras tout me dire, des heures, des jours, des nuits
Je serai toujours présent pour tout et n'importe quoi sans ennui
Je garderai tout de nous en te faisant croire
D'avoir chasser tous mes amoureux et tendres sentiments
D'amour sempiternel pour toi et à jamais à ton égard.
En tout cas ne culpabilise en rien, ce texte n'est pas fait pour celà,
Et de toute manière tu n'es coupable de rien, c'est moi
En plus d'une autre peut-être aussi, qui en sont les coupables principaux
De toujours te juger pour tout et rien avec beaucoup de torts
Qui n'ont fait que de monter les tensions en toi et entre nous
J'avais pris quelques décisions personnelles de mon côté
Je te donnais aussi quelquefois des conseils pour toi mais
Je me suis dit que ce n'était pas à moi de rompre les rapports
Même si j'aurais dû montrer plus de ferveur et te soutenir encore plus
Mais j'étais aussi pris dans cette tourmente bouillonnante de mots et maux
Mais saches qu'avant toi, je m'y étais déjà détachée de ces remous
Je te l'avais dit et mentionné, mais c'était trop tôt encore, et il a fallu
De multiples rendez-vous psy pour qu'enfin t'en rendre compte
Qui a lancé ce combat complexe, difficile fastidieux
Et long, mais toujours te soutenant, pour que tout celà s'estompe
Pour qu'on soit enfin heureux, tu as su rompre ce lien matriarcal
Tu as gagné tellement de liberté et de joie d'être mère et nous, nous connaissant
Depuis si longtemps, trois ans d'amitié, puis plus encore à partir de nos 18 ans
Avec des hauts et beaucoup de bas sans vraiment prendre ma place
Tu as su vaincre également tes soucis de santé
Durement, patiemment avec angoisse mais toujours coriace
Que nous allions enfin vivre cet amour parental qui n'appartiendrait qu'à nous deux
Pour que finalement tu décides de briser les amarres entre nous
Maintenant et après tant de houles vaincues que vient ton choix que rien ne renoue...
Ce que je souhaite au fond de moi pour toi
Tu décides finalement de revenir suite à une rupture avec ton autre
Que tu pensais tellement vivre une renaissance amoureuse
Mais je ne sais pas vraiment si c’est dû à moi, ma dépression ou à vos sentiments propres
Que même toi tu ne sais plus vers où et avec qui, même seule, tu veux aller
Tu es perdue comme une adolescente lors de sa première rupture anguleuse
Mais quand tu étais avec moi, il te manquait, maintenant tout semble s’être voilé...
Sache que ta voie est toute tracée. A toi de décider du vrai chemin
A prendre. Moi, dans mon subconscient, j’aperçois déjà celui que tu prendras.
Tu as peur de me faire souffrir, mais tu souffres déjà
De rester ainsi, face à face, mais sans que soient liés nos mains...
Je sais que tu voudrais qu’on reste désormais des amis
Mais tu attends le bon moment de te l’avouer à toi-même et comment me l’annoncer
N’ai de crainte, oui, ça me fera mal, coûte que coûte, mais au fond de moi je le sais
Prends juste notre fille un temps soit peu, un peu plus avec toi
Le temps de digérer ta décision de partir loin de moi
Mais c’est ton choix, et si c’est pour que tu ailles mieux, je le conçois, c’en est ainsi.
Mon cœur et mon sang te disent que malgré tout je t’attendrai
Jour et nuit au fin fond de mes pensées jusqu’en mes rêves mêmes éveillés
Je t’envoie ces simples mots qui résonnent en mon pouls
Que tu pourras m’appeler où que tu soies et n’importe où
Sur cette Terre, je reviendrai à ta rencontre te retrouver
Même si ce n’est juste que pour parler avec quelqu’un et te consoler.
Je serai toujours cœur, corps et âme pour toi et à jamais
Mais ces simples mots te seront pour toujours destiner, je t’aime et t’aimerai
jusqu’à mon trépas. On aime qu’une seule fois véritablement
D’un amour fou et profond, et auprès de toi, j’en ai fait le plus pur des serments.
A être attentionné envers toi et contre tous qu’on en a perdu la route
Que tu recherches un autre désormais pour te sublimer passionnément
Autrement que j’ai su et ou pu faire depuis de si nombreuses et longues années
Que s’en ai devenu déroutant pour toi et me remplit de désarroi et de doutes
Je ne sais plus comment faire ni comment être pour te montrer mon plus pur grand amour
Pour toi, seulement toi, sans parler que d’amour, on en est plus à se le démontrer
Mais souvenons-nous à présent d’avoir franchi cette incommensurable
Mur. Toutefois, reviens-moi, j’ai besoin de toi et suis désirable
De ton corps, ton esprit, tout tes traits de caractère, des rires aux larmes, nuit et jour
Immensurables, que je voudrais encore contre moi les balançant.
Après, je sais que tu sais que de toute façon si tu pars tu me tueras
Quel que soit ton choix, soit de rester là, en le meilleur moment attendant
Soit de décider promptement de me quitter définitivement, je te perdrai dans tous les cas
Même s’il faut encore attendre pour que passe le vent et que passe le temps
Où tu me laisses ta décision planer au-dessus de mon crâne et dans mon cœur
Comme une Damoclès que je n’attends plus qu’elle perfore toutes mes peurs.
Dans tous les cas, je sais, je te connais et perçois que je te perds
Rien ne peut y faire, nous avons tellement vécu de choses et souvent amères.
Je n’aurai plus qu’en images ton corps dénudé dans nos grands draps blancs
Où nos silhouettes, nos chairs et organismes en profonds et divins orgasmes s’y mêlaient
S’y enlaçaient et s’y contre-balançaient aux rythmes de nos lèvres et langues s’embrassant
De nos organes respectifs, de ta magnifique poitrine, jusqu’à tes tétons de mes doigts titillant
De tes cuisses à l’entrecuisse, de ton nombril jusqu’à ton cou et tes oreilles les mordillant...
Que tu connaisses cela peut-être avec un autre, moi de toi jamais je n’oublierai
Et j’en fait à présent le serment, comme déjà lors de notre union, que jamais
Une autre que toi je me vois ni ne ressent l’envi de voir, de toucher, de goûter, de vivre et d’aimer.
Ta lettre de reconstruction conjugale
Sylvain,
20 ans partagés avec toi, ce n’est pas rien.
C’est la rencontre de deux adolescents qui arrivent aujourd’hui à l’aube de la quarantaine avec une histoire immense derrière eux.
La vie n’a pas été simple pour nous. Nous avons traversé beaucoup d’épreuves, et je pense qu’au fil du temps, le quotidien a fini par prendre le dessus sur notre élan amoureux.
Je suis tombée profondément amoureuse du jeune homme de 18 ans que tu étais. J’aimais nos discussions sur tout et rien, nos goûts communs, nos moments de rire, cette sensation de légèreté qu’on avait ensemble.
Tu m’as aussi appris la tendresse. J’aimais quand tu m’attirais contre toi, quand tu m’embrassais spontanément dans le cou ou sur la bouche. Et avec le recul, je regrette que la jeune fille que j’étais à l’époque, qui n’avait pas grandi avec un modèle affectif sain, n’ait pas toujours su accueillir cet amour-là. Je t’ai parfois repoussé, et je crois que petit à petit tu as perdu cet élan. Aujourd’hui, cette tendresse me manque énormément.
J’ai aussi compris avec le temps la place trop importante que ma mère a prise dans notre couple. Je n’ai pas su poser de limites suffisamment tôt, et je pense que cela a influencé beaucoup de nos choix de vie. Je le regrette sincèrement.
Aujourd’hui, je sais davantage ce que je veux : être libre de mes choix et construire ma vie autrement. Et j’aimerais aussi que tu apprennes à davantage t’affirmer, face aux autres mais aussi face à moi, parce que j’ai parfois eu l’impression que tu t’effaçais tellement que tu finissais par ne plus exister à tes propres yeux.
Notre parcours médical a aussi laissé beaucoup de traces. Le Crohn, la PMA, puis ton accident… toutes ces années ont été très lourdes émotionnellement. Et parfois, j’ai eu le sentiment de devenir davantage une patiente qu’une femme à tes yeux.
Je sais que tu m’as souvent dit que tu me trouvais belle et désirable, mais je crois qu’au fil du temps nous avons perdu une partie de notre connexion intime et émotionnelle.
Ton accident a également été un énorme bouleversement. J’ai eu le sentiment de perdre une partie de l’homme que tu étais avant, même si je sais aussi que ce traumatisme a profondément changé ta vie à toi en premier. Mais aujourd’hui, je vois que tu entames enfin une thérapie et que tu reprends progressivement ta place dans la vie active, et je pense sincèrement que cela peut être positif pour toi, pour nous, et pour ton estime de toi.
Il y a aussi des blessures dans notre histoire que je n’ai jamais réellement réussies à dépasser.
La bague de fiançailles lancée dans un moment de colère en me traitant de “poufiasse” m’a profondément marquée, même si tu as ensuite essayé de réparer ce moment.
Les échanges avec Camille puis avec Inès ont également laissé des traces très profondes en moi. Au moment de mon interruption médicale de grossesse, j’avais besoin d’un partenaire solide avec qui traverser cette douleur, et je crois qu’à ce moment-là nous nous sommes perdus tous les deux dans nos propres souffrances.
Je pense aussi que nous avons fini par fonctionner davantage comme une équipe qui gère le quotidien que comme un couple vivant réellement sa relation.
J’ai besoin aujourd’hui d’une communication plus saine et plus directe entre nous. J’ai besoin que nous puissions réellement nous dire les choses, prendre des décisions ensemble, former une vraie équipe où chacun existe pleinement.
J’ai aussi besoin de sentir chez toi davantage d’affirmation, de confiance en toi et de stabilité dans tes projets et tes décisions.
De mon côté, je sais aussi que j’ai des choses importantes à travailler. Je peux être dure, exigeante, sur les nerfs, peu démonstrative ou enfermée dans le quotidien. Et je comprends que cela ait pu te faire perdre confiance en toi ou te donner le sentiment de ne jamais être suffisamment bien.
Je crois sincèrement que tu es quelqu’un de profondément bon, intelligent, drôle et bienveillant, mais qui manque cruellement de confiance en lui.
Je ne dis pas que le chemin sera simple ni rapide. Je sais aussi que je t’ai profondément blessé avec Jérôme, et je comprends la douleur que cela a pu provoquer chez toi.
Mais malgré tout ce que nous avons traversé, 20 ans ne s’effacent pas comme ça.
Et aujourd’hui, j’aimerais croire qu’il est peut-être encore possible pour nous de reconstruire quelque chose de plus apaisé, plus vivant, plus sincère et plus heureux après toutes ces années d’épreuves.
Avec tendresse