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Dernier recueil de moi à ma femme avant séparation - Partie 3

Theysgeur-S

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5 Juillet 2020
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#1
Ma lettre de reconstruction conjugale

Ma très chère épouse,

Je n'ai rien a regretter de tout ce que nous avons vécu et fait ensemble, et si c'était à refaire je le referai, mais de la même façon, mais toujours à tes côtés.

Tout d'abord, je n'aurai jamais dû prendre l'initiative de venir habiter chez tes parents dès le début. Comme Nati m'en avait proposé l'option, et étant d'origine un suiveur et non un décideur, je n'ai vu que l'opportunité d'être toujours, nuits et jour, avec celle que j'aimais, d'autant avec la situation familiale qui n'était pas commode pour toi comme pour Nati, je me voyais comme personne sans assistance à personnes en danger. C'était ma personnalité toujours bienveillante et aimante qui a répondu à cet appel.

Bien sûr, celà est mon premier regret, car j'ai plus vécu finalement aux crochets de Nati, avec qui je faisais les courses, avec je passais presque tous les soir à discuter et regarder la télé qu'avec celle que j'aimais vraiment. Et c'est à partir de là que l'on s'est déjà un peu séparés corporellement, car nous n'étions jamais que tous les deux, et toujours obligés d'être avec Nati, tes parents, ou les suivre pour aller voir chaque membre de la famille, ou même en vacances avec eux...

C'est à partir aussi de ce moment-là que je suis redevenu un enfant, à qui on disait toujours fait pas ci fait pas ça, pas comme-ci mais comme-ça, que j'ai perdu une totale confiance et estime en moi, que déjà je n'avais pas beaucoup, et non à cause de mes parents, mais plutôt de mon tempérament originel, car je n'ai jamais su supporter faire des fautes, comme au foot quand je perdais le ballon... Et j'ai toujours été un suiveur qui attendait toujours qu'on l'appelle ou qu'on vienne le chercher plutôt que de se montrer et de décider pour les autres...

Même si je rendais tous les services possibles et inimaginables, que j'ai toujours essayé d'être serviable et corvéable, mais toujours sans rancune et de bon cœur, je me suis tout le temps senti rabaisser et ça s'est ancré au fur et à mesure en moi, par les maints reproches que j'ai pu entendre sur moi, sur toi et sur nous...

Voilà, je pense que c'est à partir de ce moment-là que mon rabaissement et mon renfermement ont fait renaître en moi ce petit enfant, qui se renferme , se braque jusqu'à s'énerver aussi de façon impulsive comme un enfant en colère, mais aussi ayant baigné dans une ambiance comme ça chez tes parents depuis nos 18 ans, pendant 7 ans chez eux et 13 ans ensuite. Car oui, même si nous avions enfin trouvé un chez nous en 2013, tous les mercredis et week-ends on se sentait obligé d'aller chez tes parents car ça n'allait jamais entre Nati et ton père, que quelquefois on logeait Nati chez nous comme nous qui étions obligés de dormir chez tes parents les week-ends. Puis de même, lorsqu'elle s'est mise avec William, où nous l'avions hébergée au moins deux fois chez nous car ça n'allait pas entre eux, et chez qui nous allions très souvent, car dans les deux cas, nous aurions sans cesse reçus que des remontrances comme quoi on l'abandonnée et qu'on profitait trop d'elle...

Par la suite, à tes côtés, j'ai toujours essayé de te défendre, te protéger et t'aimer du mieux que je pouvais sans jamais réellement trouver ma place de sincère amoureux, de conjoint puis de mari, car nous n'étions que rarement que tous les deux. Certes, quelquefois je m'y prenais mal aussi, et dès que tu me disais quelque-chose que je n'acceptais pas forcément, selon aussi l'humeur de chacun et de la façon de le dire, je pouvais facilement m'emporter en redescendant presque aussitôt, toujours culpabilisant d'avoir mal gérer les émotions, mal dit ou mal fait vis-à-vis de toi, d'autant plus lorsque tu as d'abord eu ton Crohn, puis les traitements hormonaux, où sans cesse je culpabiliser de te faire plus de mal que de bien d'avoir agi de la sorte alors que ce n'est pas du tout ce qu'il te fallait, bien au contraire. Encore plus depuis mon accident, où mon traumatisme crânien à taper du côté des émotions, qui pouvaient se montrer plus exacerber, sensible et impulsif qu'auparavant, ce qui a été loin d'être facile pour toi, d'autant plus que tu avais déjà tes problèmes de santé à gérer, plus toutes les démarches administratives que tu as pris en main, et dont je culpabiliser encore plus de te faire souffrir, je m'en voulais jusqu'à en avoir des idées plus que noires pour te foutre enfin la paix. C'est surtout depuis mon accident que mes émotions dépressives sont sorties de ma tête. Je ne l'étais pas, ou du moins pas comme ça. Comme je me trouvais comme un vulgaire pion sur une partie d'échecs mais qui ne savaient jamais à quelle place il fallait que j'aille, je préférais trouver ma place ailleurs, sur une autre partie, un autre monde, tu foutres la paix à tout le monde, et surtout à toi qui n'avait pas à subir cela déjà que tu vivais dans une folle ambiance depuis ta tendre enfance.

Cependant, même si j'ai pu faire des faux pas, je n'ai jamais rêvé de tromperies langoureux, corporels ou charnels avec une autre. Seule de toi je rêvais et imaginais te faire l'amour à travers des rencontres, même en regardant des pornos pour me stimuler quand tu ne voulais pas ou ne pouvais pas faire l'amour, ce sont des positions, des façons de faire, des uniformes que j'imaginais vivre avec toi... Comme Mme Aupée nous l'a dit, l'homme vit avec des images, et notamment de telles images stimulent son subconscient phalocratique pour arriver à ses peines. C'est pour cela que je t'avais mis en garde aussi quand j'ai su pour toi il y a deux ans à cause de moi déjà...

Mais je n'ai jamais pensé à une autre que toi. Jamais penser à me séparer de toi. Jamais voulu aimer une autre que toi comme je peux t'aimer depuis nos débuts, même si quelquefois c'est compliqué entre nous, et ce depuis 20 ans.

Je t'ai gravé sur ma peau pour effacer mes péchés, aller de l'avant, pour te le montrer et me dire que je t'aimerai à tout jamais Ab imo pectore ad vital aeternam.


Ma femme,
Il y a des choses que je n'ai jamais su te dire comme il faut. Pas parce que je ne les ressentais pas — mais parce que les mots me manquaient, ou le courage, ou simplement le bon moment. Aujourd'hui je les écris. Pas pour me plaindre, pas pour te faire la leçon — mais parce que je t'aime depuis vingt ans et que je veux qu'on vive enfin le couple qu'on mérite tous les deux.
Nous parler vraiment
Je veux qu'on arrête de tourner autour du pot. Quand quelque chose te blesse, dis-le moi — directement, calmement, au moment où c'est encore gérable. Je préfère une vérité difficile à entendre à un silence qui s'installe et empoisonne tout sans qu'on sache vraiment pourquoi.
De mon côté, je vais faire pareil. Plus de renfermement, plus d'explosions inutiles. Je vais apprendre à souffler avant de réagir, à choisir mes mots, à venir vers toi plutôt que de me murer.
J'ai besoin que tu me fasses confiance quand je prends une décision. Pas tout remettre en question, pas soupirer quand je propose quelque chose. Si tu n'es pas d'accord, dis-le — mais dis-le avec moi, pas contre moi. On est une équipe. Et une équipe ça se soutient, même quand l'un se trompe.
Et puis j'ai envie qu'on retrouve la légèreté. Rire ensemble pour rien. Se chambrer. Se raconter notre journée sans que ça devienne un bilan ou un reproche. Juste deux personnes qui s'aiment et qui se font du bien en se parlant.
Notre vie à deux, au quotidien
Je veux que tu te laisses porter parfois. Quand je dis "ce soir je gère" ou "ce week-end j'ai prévu quelque chose" — lâche prise. Fais-moi confiance. Tu n'as pas à tout contrôler, tout anticiper, tout organiser. Laisse-moi prendre ma place naturellement, sans qu'on me la réclame ou qu'on me la conteste.
Je vais prendre des décisions. Pour nous, pour notre fille, pour notre vie. Pas parfaitement — mais avec conviction. Et quand je me trompe, je l'assumerai sans m'effondrer.
J'ai envie qu'on protège farouchement notre temps à deux. Certains soirs doivent être uniquement pour nous — téléphones posés, porte fermée, monde extérieur suspendu. Ni ta famille, ni la mienne, ni les obligations du lendemain. Juste nous. Notre fille a besoin de nous voir nous aimer vraiment, pas seulement fonctionner ensemble comme deux associés.
Je veux qu'on forme un front commun face à l'extérieur. Les décisions qui nous concernent se prennent entre nous, point. Quand quelqu'un empiète sur notre espace ou nos choix — on se serre les coudes et on tient ensemble. J'ai besoin que tu croies en moi devant les autres. Ton regard sur moi compte plus que celui de n'importe qui d'autre.
Te désirer, te séduire, chaque jour
Je veux te désirer ouvertement — et que tu le reçoives. Que quand mon regard s'attarde sur toi le matin pendant que tu t'habilles, tu ne détournes pas les yeux. Tu souris. Tu sais ce que tu vaux.
J'ai envie que la séduction reprenne vie entre nous en dehors de la chambre. Une main que tu poses sur moi quand on regarde un film. Un message pendant la journée qui ne parle que de moi et de toi. Un parfum mis pour personne d'autre que nous le soir. Ces petits riens qui font que deux personnes restent amantes même après vingt ans.
Je veux que tu accueilles mes gestes tendres sans les esquiver. Quand je t'embrasse dans le cou en passant, quand je te prends par la taille sans raison, quand je te murmure quelque chose à l'oreille — laisse-toi aller. Rends-le moi. Ces instants-là, c'est nous qui maintenons vivant ce qui nous lie profondément.
Notre intimité — ce que je veux vraiment pour nous
Je veux que tu m'dises ce que tu désires vraiment. Pas ce que tu crois que j'ai envie d'entendre — ce que toi tu veux, ce qui te fait du bien, ce qui te manque, ce que tu n'as jamais osé dire tout haut. On est mari et femme depuis assez longtemps pour se parler sans fausse pudeur. Ta voix dans notre intimité, c'est un cadeau que tu me fais autant qu'à toi-même.
Je veux que tu prennes ta place. Que ce soit toi parfois qui décides — qui bascules, qui changes de position, qui mènes. Sans demander, sans hésiter. Ton désir a autant le droit d'exister que le mien. Et te voir le revendiquer pleinement m'excite profondément.
J'ai envie qu'un soir, tu commences sans moi. Que tu prennes le temps de ton propre corps, que tu te carresses, que tu explores ce qui te fait du bien — et qu'au moment où tu en as envie, tu m'appelles pour te rejoindre. Ce n'est pas un spectacle. C'est toi qui t'appropries ton plaisir et qui m'invites à en faire partie. C'est l'une des choses les plus intimes et les plus désirables que tu puisses m'offrir.
J'ai envie que tu t'habilles pour nous. Des jarretières, un porte-jarretelles, une nuisette qui frôle ta peau — pas pour ressembler à quelqu'un d'autre, mais pour te sentir femme, désirable, puissante. Ces détails me parlent directement. Ils me disent que toi aussi tu as pensé à ce soir, à nous, à ce qu'on va vivre ensemble.
Je veux qu'on explore les sextoys ensemble, sans tabou et sans gêne. Pas pour combler un manque — mais pour amplifier ce qu'on ressent, pour s'amuser et se surprendre mutuellement. C'est un terrain qu'on n'a pas encore vraiment exploré ensemble, et j'ai envie qu'on le fasse en se faisant entièrement confiance.
J'ai envie qu'on se parle autrement dans ces moments-là. Que les mots osent sortir — les vrais, les sensuels, les crus si l'envie est là. Te dire ce que je te fais, ce que j'ai envie de te faire. T'entendre me dire ce que tu veux, ce que tu ressens, ce qui monte en toi. Ces mots-là ne sont pas vulgaires entre nous — ils sont une autre façon de se toucher.
Et puis il y a quelque chose que je veux profondément pour toi — pas seulement pour nous. Je veux que tu trouves ton plaisir pleinement et complètement. Je sais que je n'ai pas toujours su te mener là où ton corps peut vraiment aller. Je veux apprendre. Je veux que tu m'apprennes — que tu poses ma main là où il faut, que tu me montres, que tu me guides sans pudeur. Ton point G, ta façon à toi d'atteindre l'orgasme pleinement — c'est une découverte qu'on doit faire ensemble, et je veux y consacrer du temps, de l'attention, et toute la patience qu'il faudra. Ton plaisir complet est aussi ma responsabilité. Et je la prends.
Je veux que notre lit redevienne un espace de liberté. Pas une routine. Pas une obligation. Un endroit où on ose tout — parce qu'on se fait confiance et qu'on s'aime vraiment.
Ce que je vais te donner
Des surprises. De vraies surprises — une soirée pensée pour toi, un week-end organisé sans que tu aies à lever le petit doigt, un dîner aux chandelles un mardi soir sans occasion particulière. Je vais prendre soin de toi de façon active et concrète, pas seulement quand les circonstances m'y poussent.
Ma présence entière. Pas un homme à moitié là, à moitié dans sa tête. Un homme qui te regarde vraiment, qui t'écoute, qui te choisit délibérément chaque matin.
Mon désir. Ouvertement, sans honte, sans retenue. Tu mérites d'être désirée par ton mari tous les jours — et c'est exactement ce que je vais te montrer.
Tu es la seule femme que j'aie jamais vraiment aimée. Vingt ans après nos débuts, c'est encore toi. Ce sera toujours toi.
Construisons ensemble ce qu'on n'a pas encore osé être.
Ab imo pectore ad vitam aeternam.
Ton mari
 

Peniculo

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#2
to cut a long story short...

belle analyse avec correctif suggéré
et conclusion latine : quel luxe littéraire!

il y a peut-être là la matière d'un roman?
 

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